Action pour un Développement Équitable, Intégré et Durable

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FOSCAM - Fédération des Organisations de la Société Civile Camerounaise

RAPPORT FINAL 1ER FORUM SOCIAL DES ANE DE L'OUEST / FOSCAM-OUEST

Sommaire

INTRODUCTION

I- PRÉSENTATIONS ET DÉBATS

Ouverture: - Le Préfet de la Mifi

II- COMMUNICATIONS

- Communication de Premier adjoint préfectoral de la Mifi

- La SNV-HIGHLAND Bamenda

- Le Secrétaire Exécutif de ADEID, Bafoussam

- Le Directeur de PRO-OSC, Yaoundé

- Le Maire de la Commune Rurale de Foumbot

- Le Maire de la Commune Urbaine de Dschang

- Le Fô de Bamendjou

- Le Responsable Régional PACDDU /Ouest et Nord-Ouest

- Le Responsable de SYNAPCAM, Bafoussam

- La Responsable de RESAFAD, Dschang

- Le Représentant de l'ACDIC à Bafoussam

- La Responsable de COSADER, Yaoundé

- Les Déleguée de MAJECIB, Bafoussam

- Le Roi de Bamendjinda 

- Le Responsable de AJP CEDES

 

B/ DEUXIEME PARTIE :

 

II- ATELIERS /PROPOSITIONS D'ACTIONS

Atelier 1 : Présentation des idées du forum social mondial (FSM) 

          Animateur : FOYET, Michel; Rapporteur : H. B DEUDA

 Atelier 2 : Regroupement des acteurs non étatiques (ANE) a l'Ouest Cameroun

        Animateur : TOUDE ;  Rapporteur : TSAFACK Sygnola 

Atelier 3 : Le patrimoine culturel : qu'est ce que c'est ? 

        Animateur : COPLAN FOKOU E. ; Rapporteur : R. FEUMBA

Atelier 4 : Comment améliorer l'essor des GIC, OP et coopératives ?

        Animateur : Chef SOKOUDJOU, le président du SYNAPCAM  ; Rapporteur : R. FEUMBA

Atelier 5 : L'Afrique est-elle victime de la mondialisation ? 

        Animateur : G. SOFFO ; Rapporteur : I. FOUNSIE / C. KUISSU

Atelier 6 : Pour un accès aux OSC, aux fonds PPTE, FED etc, quelles stratégies de lobbying et d'advocacy pour les acteurs non étatiques ? 

        Animateur : A. FONGUIENG ; Rapporteur : J. MGBIEPIT

Atelier 7 : Participation des jeunes au développement local : mythe ou réalité ? 

        Animateur : J. KAMGANG ; Rapporteur : D. NOUPIAP

Atelier 8: Libéralisation du secteur de l'énergie : maîtrise du développement économique et gestion décentralisée de l'Energie. Enjeux et défis pour la région. 

        Animateur : M. TAKAM ; Rapporteur : D. POKAM

 

III- RESOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS GENERALES

C/ TROISIEME PARTIE : CONCLUSIONS - PERSPECTIVES

D/ QUATRIEME PARTIE : RESOLUTIONS DE L'ASSEMBLEE GENERALE DE FOSCAM-OUEST

INTRODUCTION

Dans le cadre des activités de l'ADEID (Action Développement Equitable, Intégré et Durable) en partenariat avec FOSCAM (Fédération des Organisations de la Société Civile de l'Ouest Cameroun) s'est tenu dans les locaux de la Communauté Urbaine de Bafoussam du 08 au 09 juin 2005, sous le haut patronage de Monsieur le Préfet de la Mifi le premier forum social de la société civile de l'Ouest Cameroun sous le thème général "Coopération - décentralisation - partenariat " avec pour slogan "un autre développement est possible"..

Cet important forum a rassemblé plus de deux cent cinquante participants composés des représentants des Organisations Non Gouvernementales (ONG), des opérateurs privés, des représentants des Groupes d'Initiatives Communautaires (GIC), des représentants des Coopératives, des Chefs traditionnels de différents villages de l'Ouest Cameroun, des Maires, des Enseignants Chercheurs des Universités d'Etat. A travers les différentes présentations réalisées tant en séances plénières que pendant les ateliers, les intervenants ont été invitées à apporter leurs contributions sur les différents thèmes portant sur les différents aspects de la mouvance et des apports possibles de la Société Civile dans la province de l'Ouest en particulier, et du Cameroun en général.

Ce forum a été l'occasion d'analyser et discuter des contours possibles des différents types de partenariats que la société civile de la province de l'Ouest peut et doit entretenir avec l'Etat et les bailleurs de fonds en vue d'un développement harmonieux de la province. 

Comme tous les forums, il a certes débouché sur un ensemble de résolutions mais il a surtout donné l'occasion aux participants de se rendre compte que les actions de la Société Civile ne sont pas suffisamment visibles et capitalisables tant qu'elles sont conduites de façon non concertée. La nécessité d'une Fédération de cette Société Civile a émergée et celle-ci a tenu son assemblée constitutive. Un organigramme des structures départementales et provinciales a été élaboré et les principaux postes des structures de coordinations départementales et provinciales pourvus.

Ce rapport comporte toutes les présentations faites et est constitué de quatre parties:

* Dans la première, les allocutions, interventions des invités, questions et préoccupations posées pendant les séances plénières et ateliers sont présentées ;

* Dans la seconde, les solutions proposées, les résolutions prises et les recommandations sont faites en tenant compte des différentes cibles interpellées (Société Civile, Etat, Communes, Chefs traditionnels, Bailleurs de fonds, etc.).

* La troisième est constituée d'une conclusion couplée aux perspectives futures ; 

* La quatrième et dernière partie présente les résolutions prises pendant l'Assemblée constitutive de FOSCAM et la liste des différents postes pourvus à cette occasion ;

Ce rapport se termine par la liste des participants à ce premier forum de la société civile de la province de l'Ouest du Cameroun.

A/ PREMIERE PARTIE : ALLOCUTIONS - INTERVENTIONS - QUESTIONS

I-  PRESENTATIONS ET DEBATS

ALLOCUTION DE MONSIEUR LE REPRESENTANT DU PREFET DE LA MIFI A L'OUVERTURE DU PREMIER FORUM SOCIAL DES ACTEURS NON ETATIQUE DE L'OUEST.

Il me revient l'honneur d'ouvrir ce Forum organisé par les Organisations de la Société Civile de l'Ouest sur le thème central "Coopération-Décentralisation-Parténariat". Je me réjouis du fait qu'une pareille initiative est née par la société civile en particulier et les acteurs non étatiques en général. Je félicite de ce fait les organisateurs de ce forum.

Le présent Forum vient à point nommé ouvrir une autre page sur l'histoire du développement social et économique de la province de l'Ouest. C'est donc une page importante de cette histoire qui est écrite ainsi que l'histoire du partenariat Société civile Secteur Public.

Il n'en serait être autrement lorsqu'on sait que le Gouvernement de la République depuis 1990 n'a cessé de promulguer des lois en faveur de la liberté associative, et n'a ménagé aucun effort pour l'émergence d'un champ social, qui ne doit pas se poser comme antidote des pouvoirs publics, mais comme partenaires privilégiés de l'Etat.

Les discours des différents responsables gouvernementaux et publics font de plus en plus état du partenariat avec la société civile dans la mise en œuvre des programmes et projets de développement. C'est notamment le cas du programme National de Développement Participatif (PNDP) et du Programme National de Lutte contre le VIH-SIDA. 

A tous les participants, je souhaite d'apporter leur contribution aux différentes réflexions qui vont durer tout le long de la journée. Les organisateurs ont à escient mis en exergue dans les choix des thèmes les sujets qui s'intègrent dans le plan d'orientation du gouvernement dans la mise en place du Document de Stratégies de Réduction de la Pauvreté soutenu par tous nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.

De toute évidence il me reviendra l'honneur tout à l'heure de développer un thème portant sur "Politique gouvernementale en matière d'investissement et de développement local avec un accent particulier sur le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté", qui est le cadre d'orientation de toute action en matière de lutte contre la pauvreté.

Vous êtes donc tous convaincus que les objectifs de ce forum s'intègrent parfaitement dans la politique de développement de la Mifi dont j'ai la charge d'animer.

J'émets le vœux qu'au sortir de ce Forum les uns et les autres aient tirés un plus dans l'accomplissement des missions qui sont les siennes. Je termine en exhortant tous les participants à être très attentifs et engagés jusqu'à la fin. 

Sur ce, je déclare ouvert le Premier Forum social des Acteurs non étatiques de la province de l'Ouest. 

COMMUNICATIONS

Communication de M. TEUBOU Barthélemy, Premier adjoint préfectoral de la Mifi.

Titre : " Politique gouvernementale en matière d'investissement et de développement local : le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) "

Il me revient l'insigne honneur d'ouvrir le bal des interventions de ce Forum, en vous entretenant sur la politique du Gouvernement camerounais telle qu'elle transparaît dans le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP). En réalité, le faire en 10 min tel qu'il m'a été demandé par les organisateurs de ce forum me semble relever à la fois du péril et du défi, le premier bien entendu justifiant le second.

La politique gouvernementale en matière d'investissement et de développement local se décline en fait en politiques (au pluriel) d'investissement et de développement local dans la mesure où la vision du Gouvernement peut être recherchée et retrouvée dans une série de documents ou de programmes dont l'inventaire exhaustif serait fastidieux. Il en est ainsi :

- De la charte des investissements ;

- Du code général des Impôts ;

- Des lois du 18 juillet 2004 sur la décentralisation ;

- Des politiques sectorielles que sous-tendent les stratégies sectorielles ou ministérielles ;

- De certains programmes et projets tels le PNG, le PNDP, PADDL, le PACDDU ;

- Les discours d'investiture du Chef de l'Etat, dans la mesure où ce type d'adresse à ses compatriotes est révélateur de la dynamique qu'il entend imprimer à la marche du Pays vers le développement d'où la notion de discours programme.

Tous ces documents que je viens d'énumérer et bien d'autres encore sont autant d'instruments dans lesquels sont inscrites les ambitions majeures et les orientations macro globales d'un gouvernement en termes de politique économique.

Mais, dans le cadre du présent forum, il m'a été demandé de limiter l'évocation au seul document de stratégie de réduction de la pauvreté qui est devenu, depuis son approbation par les institutions de BRETON WOODS en 2003, le cadre intégré de référence pour le développement du Cameroun, et un outil incontestable de coordination de l'action gouvernementale.

 Pour revenir à la politique gouvernementale sous revue, telle que coulée dans le moule du DSRP, il faudrait peut-être signaler d'ores et déjà que celle-ci a été élaborée autour de sept grands axes stratégiques qui sont :

1. La promotion d'un cadre macro-économique stable ;

2. Le renforcement de la croissance par la diversification de l'économie ;

3. La dynamisation du secteur privé comme moteur de la croissance et partenaire dans l'offre de services sociaux ;

4. Le développement des infrastructures de base, des ressources naturelles et la protection de l'environnement ;

5. L'accélération de l'intégration régionale dans le cadre de la CEMAC ;

6. Le renforcement des ressources humaines, du secteur social et l'insertion des groupes défavorisés dans le circuit économique ;

7. L'amélioration du cadre institutionnel, de la gestion administrative et de la gouvernance.

Axe I : La promotion d'un cadre macro-économique stable

Ici, il est question de poursuivre un certain nombre de réformes structurelles commencées dans les années 90, accélérées avec l'avènement en 1997 des programmes économiques triennaux et qui visent une remontée substantielle de l'économie camerounaise, en la rendant plus compétitive. C'est ainsi qu'un taux de croissance de 5% a été fixé comme ligne de mire, et le retour à un taux d'inflation de l'ordre de 2%. Dans le domaine des finances publiques, l'objectif est de porter les recettes non pétrolières de 15% en 2002 à 16% en 2003. La réduction du déficit budgétaire au dessous de 3% du PIB constitue aussi un défi majeur rentrant dans ce cadre. A cela, il faut ajouter le relèvement du taux d'investissement à 20% du PIB en 2004, toutes choses qui pourraient consolider l'économie, en soutenant notre croissance.

Axe II : Le renforcement de la croissance par la diversification de l'économie.

Le gouvernement est profondément conscient de ce qu'en l'absence d'une diversification véritable, la croissance économique recherchée restera en pleine fluctuation.

- Dans le secteur rural par exemple, il est question d'appuyer les opérateurs pour favoriser la production et par là, assurer des revenus voire la sécurité alimentaire des populations.

- En ce qui concerne l'industrie, spécialement l'industrie manufacturière, le gouvernement a entendu favoriser la compétitivité globale avec un accent sur la promotion des filières agroalimentaires, du textile ainsi que la transformation du bois.

- Les services n'ont pas été en reste à ce point justement, le développement du tourisme ; des technologies de l'information et de la communication ainsi que des transports devrait en quelque sorte booster le tertiaire camerounais.

Axe III : Le renforcement du secteur privé comme moteur de la croissance

Dans notre document de stratégie, le secteur privé est considéré comme une clé de voûte dont la dynamisation pourrait propulser la croissance et permettre une meilleure répartition sociale des fruits qui en découlent. En cela, les réformes structurelles et le désengagement de l'Etat du secteur productif y contribuent déjà. Mais dans la même perspective, le gouvernement se propose :

- d'améliorer les infrastructures de communication ;

- de garantir la sécurité juridique des investissements à travers notamment le droit OHADA ;

- de consolider les mécanismes de concertation et de dialogue avec le secteur privé etc...

Axe IV : Le développement des infrastructures de base

En effet, plusieurs secteurs sont concernés par les infrastructures de base, mais il ressort des consultations participatives que les actions ci-après revêtent un caractère urgent et leur mise en œuvre apporterait des solutions aux insuffisances actuellement relevées.

Il s'agit :

- Du renforcement du réseau routier, en volume comme en qualité ;

- De l'amélioration de l'accès à l'eau potable ;

- La résorption des problèmes d'ordre énergétique.

Axe V : L'accélération de l'Intégration Régionale

Dans un environnement où la globalisation tous azimuts ne trouve son contrepoids que dans les regroupements à caractère régional ou sous-régional, une accélération de la coopération dans le cadre de la CEMAC, élargirait les marchés tout en assurant la compétitivité globale de la zone. Et si l'on ajoute au chapitre, la libre circulation des personnes et des biens, on en conclura que l'intégration ouvrirait aux citoyens de la sous-région et donc du Cameroun, d'importantes perspectives.

Axe VI : Le renforcement et la valorisation des ressources humaines

Le renforcement des ressources humaines et leur amélioration qualitative constituent l'un des piliers fondamentaux de la stratégie sociale du Gouvernement. Dans ce sillage, quelques actions d'envergure sont programmées dans le sens de l'augmentation qualitative du capital humain. Ces actions qui permettraient de soutenir la croissance sur la durée devraient porte sur :

- La promotion de l'éducation de base pour tous ;

- L'amélioration de l'état de santé de la population en général et celui de la mère et de l'enfant en particulier ;

- L'amélioration des conditions de vie en zone urbaine ;

- La lutte contre le chômage et l'insertion des populations défavorisées dans le circuit économique ;

- La promotion de l'égalité et de l'équité entre les sexes etc.

Axe VII : L'amélioration de l'efficacité des services administratifs et de la gouvernance

Toutes les réformes inventoriées ci-dessus n'auraient aucune si au niveau de l'Etat en général, le système de gouvernance demeure problématique. C'est la raison pour laquelle la promotion de la bonne gouvernance, couplée utilement à la lutte contre la corruption, constituent les leviers essentiels de réduction de la pauvreté. Et pour cela, le PNG adopté par le gouvernement de la République en juin 2000 a recensé une série d'éléments clés dont la mise à contribution favoriserait à coup sûr l'atteinte des objectifs fixés. Il s'agit :

- Du renforcement de la transparence et de la responsabilisation ;

- L'amélioration de l'offre des services sociaux de base ;

- Le renforcement de l'Etat de Droit, de la sécurité juridique et judiciaire des investissements ;

- La poursuite du processus de décentralisation/déconcentration de la gestion des affaires ;

- L'amélioration de la qualité de la dépense publique, et bien d'autres encore.

Ainsi présentés, à coups de serpes, les principaux axes stratégiques dont la mise en œuvre effective relèverait le taux de croissance à 505% sur la période 2004-2007 et à 7% entre 2007 et 2015, soit un taux moyen de 6% sur l'ensemble de la période de projection.

Très distingués participants, il va de soi que l'exécution satisfaisante de tous ces projets ne saurait rester sans effets sur le développement local dont l'essentiel des orientations est contenues non seulement dans les lois sur la Décentralisation déjà évoquées plus haut, mais aussi dans un certain nombre de programmes ambitieux tels le PNDP, le PACDU, le PADL, le PNG et sur lesquels me semble-t-il, certains intervenants reviendront tout à l'heure. Ces programmes ont le très grand mérite d'avoir été conçus, d'être exécutés et suivis selon une approche participative qui met au centre du développement, tous les acteurs intéressés, et donnant par le même coup, une portée fulgurante à l'idée selon laquelle l'Etat n'a pas le monopole du Bien public. Quant à moi, je me suis limité, pour des raisons évidentes de concision, à une approche phénoménologique de la politique du gouvernement telle qu'elle ressort du DSRP. Les interventions et échanges qui vont suivre tout à l'heure devront utilement enrichir cette contribution bien modeste.

Communication SNV : SUIVI-PARTICIPATIF DES PROJETS ET PROGRAMMES PAR LA SOCIETE CIVILE : CAS DU DSRP/OMD 

Extrait d'une présentation de la SNV - Cameroun au Forum sur "Implication de la société civile à la mise en œuvre du DSRP et des OMD au Cameroun "

Ouagadougou, Mai 2005; Par Moise Ngomsu Foki, SNV - Highlands, Bamenda

Plan de présentation

1. Contexte IPPTE, DSRP/OMD Cameroun

2. Les cadres et mécanismes du suivi - participatif du DSRP/OMD

3. Analyse du suivi - participatif et mise en œuvre du DSRP/OMD

4. Initiatives pouvant renforcer le suivi - participatif de la Société Civile

5. Défis et perspectives

Quel est le contexte de l' IPPTE, du DSRP et des OMD au Cameroun ?

o Jusqu'aux années 80, l'économie a connu une période prospère (pétrole, prix élevés des matières premières...)

o A partir de 1987/88 tout change:

* Baisse des prix de matières premières

* Mauvaise gestion des finances publiques

S'en suivra une crise économique, qui entraînera pauvreté et extrême pauvreté dans la population.

* De 1983 à 1993 baisse consommation annuelle par tête de 50%

* En 1996, 68.97% de la population vit au dessous du seuil de la pauvreté. 83.2% dans certaines région du pays

* Réaction de l'état et conséquences sur les Projets/programmes de développement ?

o Recours aux bailleurs de fonds (FMI, BM)

o Réformes économiques imposées, notamment le PAS et autres conditionnalités

o Elaboration du DSRP provisoire 

o Passage d'examen après réformes 

o Octroi de certaines facilités donc IPPTE en 2000 (Point de décision)

* Autres conséquences

o Restrictions des dépenses publiques dans certains projets/programmes de développement 

o Fermeture de certains projets à financement de bailleurs multilatéraux

o Suppression de certaines subventions accordées à des organismes de développement.

* De IPPTE au DSRP ?

Dans le cadre de l'IPPTE, le Cameroun s'est doté d'un Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DRSP), basé sur sept axes stratégiques :

1. La promotion d'un cadre macro économique stable

2. Le renforcement de la croissance par la diversification de l'économie

3. La dynamisation du secteur privé comme moteur de l'économie

4. Le développement des infrastructures de base, des ressources naturelles et la protection de l'environnement

5. Le renforcement et la valorisation des ressources humaines

6. Le renforcement de l'intégration régionale

7. L'amélioration du cadre institutionnel, de la gestion administrative et de la gouvernance.

* Comment les objectifs du DSRP prennent en compte les OMD ?

o Les objectifs du DSRP intègrent ceux des OMD

- Réduire de moitié au moins le nombre de Camerounais vivant dans la misère, à l'horizon 2015

- Assurer l'instruction primaire pour tous à l'horizon 2015

- Faire progresser l'égalité des sexes et la promotion de la femme en supprimant, d'ici à 2015 la disparité entre garçons et filles dans l'enseignement primaire et secondaire.

* Autres objectifs (OMD) à titre de rappel ?

- Réduire de deux tiers à l'horizon 2015, par rapport au niveau de 1990, la mortalité à la naissance et celles enfants de moins de cinq ans 

- Réduire de 3/4 la mortalité maternelle entre 1990- 2014 réduire de moitié à l'horizon 2015, par rapport niveau 1996 nombre de personnes mal nourries.

- Assurer l'accès aux services d'hygiène reproductive, par la mise en place d'un système de santé primaire, à tous les individus en âge de se reproduire, à l'horizon 2015.

- Stopper et inverser la tendance de la propagation du VIH/SIDA d'ici 2015.

- Réduire de moitié la proportion de la population n'ayant pas accès à l'eau potable d'ici 2015

- Mettre en place, une stratégie nationale de développement durable de manière à inverser, à l'horizon 2015, la tendance à la destruction des ressources écologiques.

* Quels sont les cadres et mécanismes de participation de la société civile ?

o Pendant l'élaboration du DSRP: consultations participatives dans toutes les provinces, on peut noter un rôle important de la société civile

o Pour la mise en œuvre et le suivi participatif: Création d'un Comité Consultatif de Suivi de Gestion des ressources PPTE composé de:

* Ministères: 7 (présidence)

* Bailleurs de fonds: 5

* Société civile :

* Confession religieuse: 3

* ONG/associations: 2 (vice présidence)

* Secteur privé: 2

* Quels sont les cadres et mécanismes de participation de la société civile et des collectivités locales? Comité technique de suivi et évaluation du DSRP composé de :

o Ministères :    27

o Secteur privé :  4

o Collectivités locales (CTD) : 5

o Confessions religieuses: 3

o ONG et associations: 2

o Bailleurs de fond: 5 

* Quels sont les autres dispositifs de participation qui existent?

o Commissions provinciales de revue participative du DSRP

o Mise en place du PCPA (Programme Concerté pluri acteurs) 

o Lancement Programme National de Développement Participatif (PNDP) avec un Comité de Pilotage impliquant des représentants de CTD et de la société civile

o Etude en cours sur l'évaluation des mécanismes de suivi participatif DSRP en vue des propositions (financement : SNV, ACDI, GTZ, Coop. Française, etc.)

* Quelle analyse peut-on faire de la participation société civile sur DRSP/OMD ? Quels sont les acquis ?

o Reconnaissance existence société civile et efforts d'invitation, implication et participation de la Société Civile

o Existence d'un environnement légal favorable-liberté association et presse, Ong, etc

o Prise en compte idées et propositions société civile dans ces instances

o Quelle analyse peut-on faire de la participation société civile sur le DRSP/OMD?

Quelles sont les insuffisances ?

o La société civile manque de lisibilité, faute d'un système d'information fiable et transparent sur le système et fonds PPTE

o Peu ou pas de projets de la Société Civile financés sur fonds PPTE, cause:

* Faible capacité absorption fonds et montage projets

* Manque d'information sur les possibilités

* Eparpillement des efforts

* Autres insuffisances de la participation de la Société Civile

o La Société civile participe à des dispositifs dont elle n'a pas le contrôle des mécanismes de suivi :

* CCS-PPTE, rôle de donner des avis !

* Comités Ministériels, simple participation aux réunions

* Système de travail avec insuffisances ==> non changement malgré les propositions (Comité DSRP, rapports, dispositifs, etc.)

o Non participation à la décision sur les mécanismes déblocage fonds PPTE

* Autres insuffisances ?

o Non existence de dispositifs de suivi-participatif indépendants à travers la prise en comptes des propositions de la population

o Société civile pas toujours bien préparée pour participer efficacement

o Temps de préparation et moyens insuffisants

o Insuffisance des capacités pour participer à l'élaboration des politiques publiques.

* Quelles sont les initiatives pouvant renforcement le suivi - participatif de la société civile ?

Niveau macro

o Existence plate-forme multi bailleurs (comité multi bailleurs PPTE) avec des représentants de la Société Civile. Exemple de la plate forme ACP et O.S.C

o Rôle de plaidoyer et lobbying des O.S.C pour pousser vers des réformes en faveur de plus de leur implication dans le suivi du DSRP/OMD

* Quelles sont les initiatives pouvant renforcement le suivi - participatif de la société civile ?

Niveau méso

o Appui aux collectivités locales et Organisations de la Société Civile dans :

o Mobilisation des ressources (PPTE et autres)

o Appui à la planification locale basée sur les OMD

o Information des élus locaux et société civile sur IPPTE, DSRP et autres opportunités

o Appui au différentes plateformes régionales des organisations de la Société Civile

* Quel peut être le rôle des organismes de la coopération ou des bailleurs de fonds ?

o Appui à la commission d'agrément des ONG (MINATD)

o Appui à l'émergence ou renforcement des plates formes ou réseaux d'Ong

o Appui à l'émergence ou renforcement des Plates formes d'organisations paysannes

o Renforcements institutionnels des acteurs de la Société Civile.

* Quels sont les défis et les perspectives?

o Nécessité de renforcer le dispositif d'appui aux réseaux des OSC (renforcer moyens propres, diversifier champ d'action et plaidoyer auprès d'autres partenaires au développement)

o Prendre en compte la diversité des besoins en renforcement des capacités des Organisations de la Société Civile

o Nécessité de renforcer le système d'information et de transparence du système pour accroître sa crédibilité et son niveau de responsabilité vis à vis de la population.

Exposé de Mr TAKAM Michel ; Secrétaire Exécutif de ADEID

Titre : " développement durable des communes et cités et lutte contre la pauvreté : fondement d'une politique de coordination et d'actions municipales et place et rôles des différents intervenants "

I - Introduction

Agir dans le domaine des déchets, des transports, du cadre de vie, de la qualité de l'air ou de l'eau, de l'énergie, du logement, de l'urbanisme, c'est s'engager dans une logique développement durable. Autrement dit, satisfaire les besoins de la génération actuelle sans compromettre ceux des générations futures, garder une terre viable pour notre descendance en préservant un cadre et une qualité de vie. C'est le concept de l'Agenda 21, déclinaison du plan des Nations Unies, conforté par la déclaration de Yaoundé lors de la dernière conférence d'Africités qui réunit plus de 1000 cités africaines. C'est en réalité l'engagement de chaque commune au quotidien ?

C'est aussi une volonté d'un important travail de coordination, de partenariat entre les acteurs associatifs, institutionnels et économiques. Le développement durable des cités se doit d'être un exemple d'exercice réussi de démocratie participative, nourri d'échanges, d'expériences et d'idées à l'échelle locale mais aussi à travers des partenariats inter-communaux ou des réseau tel le CVUC, le PDM etc.

De plus les actions municipales (que ce soit en matière de législation, de réglementation, de gestion de politique ou de fourniture de service) ont un impact sur la pauvreté et nécessite un développement municipal plus équitable et effectif qui devrait s'opérer à travers des analyses, des débats et des consultations entre les acteurs concernés portant sur ce que les gouvernements locaux et leurs partenaires peuvent faire pour réduire la pauvreté dans leur juridiction.

II- Concepts et principes des communes et villes durables 

1- c'est une déclinaison de l'Agenda 21 des Nations Unies

2- une recherche constante, effective et réaliste des solutions aux graves problèmes environnementaux qui menacent nos villes 

3- Ces problèmes sont généralement le fruit :

* d'une politique inadéquate de développement urbain,

* d'une planification et une gestion inefficaces

* et d'une considération inadéquate des contraintes et opportunité de l'environnement naturel

D'où la nécessité pour les communes et villes de développer des capacités aguerries pour une gestion et une planification environnementales appropriées et efficaces.

Aussi les principes suivants guide la démarche :

* L'environnement est une ressource à gérer de manière durable

* L'environnement et le développement sont étroitement liés

* L'environnement naturel représente à la fois le développement de ressources (eau, air, terres etc) et le développement des risques et catastrophes (glissement de terrain, tremblement de terre, érosion)

* Le développement urbain présente des impacts négatif mais aussi (potentiellement) positif sur les ressources naturelles, tant à court qu'à long terme (un bon système de drainage peut réduire les risques de paludisme)

* Les problèmes environnementaux sont complexes, multidimensionnels dynamiques et interactives et faiblement maîtrisés. Cela implique donc d'autres types de politique et d'action managériale.

III- De nouvelles approches de gestion des problèmes de la Cité

* La participation active de tous les secteurs de la communauté, avec une approche " bottom up " et non imposé par des experts extérieurs

* Un excellent partenariat avec la société civile, les ONG et les prestataires de services ainsi qu'avec le tissu associatif

* La coopération avec le secteur privé et l'amélioration de la situation des finances municipales

* Le renforcement des capacités du personnel communal ou le recrutement de personnes qualifiées capable de faire face à la nouvelle donne.

* Une bonne coordination de l'ensemble des actions menées par des concernés actifs dans la commune

IV- PROCESSUS PLANNIFICATION ET GESTION DE L'ENVIRONNEMENT URBAIN

* Clarifier les questions environnementales à examiner

* Impliquer tous ceux dont les intérêts sont affectés ou donc la coopération est nécessaire

* Ressortir les priorités à court et à long terme

* Négocier les stratégies spécifiques pour chaque problème

* Développer les différentes stratégies sectorielles de la commune

* Coordonner l'ensemble des stratégies de gestion de l'environnement

* S'accorder sur le plan d'action environnemental

* Mettre au point un plan communal participé de développement de la cité

* Formuler les programmes et projet prioritaires

* Renforcer les capacités locales en matière de planification, de mise en œuvre et de gestion environnementales à tous les nivaux

* Développer un système participatif de suivi-evaluation.

V- Quelques Axes prioritaires a prendre en compte dans l'élaboration des stratégies sectorielles municipale et la réduction de la pauvreté

1- La gestion Foncière

2- Le logement

3- L'accès aux infrastructures et services municipaux

* L'alimentation en eau potable

* Assainissement et gestion des déchets solides et liquides

* Santé publique et soins de santé primaires

* Education primaire et formation professionnelle

* Infrastructures pour jeunes 

* Aspect genre avec infrastructures adaptées

* Transport urbain

* Transport des produits agricoles 

* Autres infrastructures de Quartiers spontanés ou de bidonville

* L'Agriculture urbaine

* L'Accès au crédit

* L'accès à la justice

* L'exclusion sociale des enfants de la rue et des ramasseurs d'ordures

VI- Le financement

1- le secteur privé de la municipalité

2- Les recettes municipales

3- La promotion des investissement et le soutient aux initiatives du secteur informel pour la promotion des emplois

4- Les projets de développement

5- Le BIP

6- La coopération décentralisée

7- Les fonds PPTE

8- Les élites extérieures et locales

9- Les élites de la diaspora

10- Le Jumelage

11- La contribution des ONG et du secteur associatif.

12- Les actions sociales des grandes entreprises etc

Compte rendu de l'Exposé du Dr TAMBA Isaac, Directeur Pro-OSC

Le Directeur de Pro-OSC a commencé son intervention par la définition même de la thématique de ce forum. À savoir le concept de Coopération qui est le fait de coopérer ensemble, le concept de Décentralisation qui est la délégation d'un certain nombre de responsabilité et d'activité à un niveau inférieur qui était antérieurement détenu au niveau macro et le concept de Partenariat qui est le fait d'agir ensemble. Au cœur de cette thématique se trouve l'épineux problème de financement. Tenez par exemple au cour de l'exercice 2005, les communes seront amputées de moitié de leur revenu provenant de l'Etat soit 7 milliard environ. Les OSC ont des difficultés à financer leurs activités. Il faut donc trouver des solutions. Ces solutions sont dans les jumelages comme l'exemple de la Commune de Dschang, dans les fonds PPTE ou encore dans les guichets de financement des coopérations bi et multi latérales. C'est à cet effet que le Dr TAMBA axera sont intervention sur les différents guichets de financement et des recommandations sur les conditions prioritaires d'obtention de fond par OSC.

* les fonds de la coopération bilatérale

Ici, le Dr TAMBA a esquissé quelques guichets de financement tels les guichets de la coopération canadienne sur l'agriculture, l'apiculture ou encore sur la formation des femme, la citoyenneté, etc. Ceux du Japon sur les activités récurrentes mais aussi sur l'implantation même de votre structure (construction d'un siège, aménagement des bureaux...) les financements ici vont jusqu'à 40, 50 millions non remboursables. S'agissant des autres coopérations, il faut dire que les fonds sont de moindre envergure oscillant autour de 10 millions, mais le décaissement est immédiat et les activités s'étalent sur une année, c'est l'exemple des coopérations américaine, française, allemande ou anglaise. Pour en profiter il faut faire le déplacement sur Yaoundé siège des ambassades.

* les fonds de la coopération multilatérale

Le Directeur de PRO-OSC a beaucoup insisté sur la Banque Mondiale qui a fait une grande innovation en mettant à la disposition des OSC camerounaises des fonds gratuits appuyant les projets sur le développement rural, la santé, l'éducation, la gouvernance pour ne citer que ceux là. On a le PNUD à travers le " réseau Afrique 2000 " qui finance des projets sur le reboisement, l'agroforesterie et la gestion des forêts, les activités génératrices de revenus... l'Union Européenne met 9 millions d'euro à la disposition de la société civile qui repose sur trois volets, à savoir le volet " institution communale ", le volet investissement et le volet participation et concertation.

* les guichets spéciaux 

Les fonds PPTE véritables aubaines pour les OSC dira-t-il, mais du fait que les procédures d'obtention des fonds sont assez complexes et il faut dire que jusqu'à nos jours aucun projet de la société civile n'a été exécuté, les OSC doivent chercher d'autres moyens de financement, notamment les fonds venant de l'extérieur.

Fonds des institutions étatiques Le MINADER qui met des fonds sur des projets agricoles, le MINSANTE qui finance des projets sur la lutte contre le VIH/SIDA, le MINPAT finance les projets de développement de la région.

* les conditions prioritaires d'obtentions de financement

1- les OSC doivent avoir une carte d'identité, c'est-à-dire être légalisée et avoir un siège précis avec un bureau permanant qui fonctionne tous les jours ouvrables et bien sur un compte bancaire. 

2- avant de soumissionner un projet chez un bailleur, les OSC devront se rassurer que leur projet cadre avec précision aux domaines d'intervention de celui-là car chaque bailleur a un domaine précis de prédilection.

3- les OSC doivent toujours capitaliser toutes leurs activités en produisant des rapports d'activités annuelles, ce qui les crédibiliserait davantage chez les bailleurs.

4- et enfin l'information, les OSC doivent toujours aller à la quête de l'information en se rapprochant de l'artère ADEID où se trouve une bibliothèque assez fournie et des informations à tout moment concernant les possibilités de financement et même un document important " comment créer et administrer une OSC ? "

Communication de Monsieur le Maire de la Commune Rurale de FOUMBOT

C'est un honneur et une fierté pour la commune de Foumbot de prendre la parole ici aux de partager l'expérience de promotion économique en faveur de ses citoyens à l'aube du 3ème millénaire. Je voudrais de prime abord témoigner notre reconnaissance à l'endroit de la Fédération des Organisations de la Société Civile (FOSCAM) et celle de ADEID pour avoir choisi notre commune afin de partager notre expérience. Cela est à n'en point douter la preuve que le statut du grenier du Cameroun nous a précédé à l'heure de la mondialisation. Nous sommes convaincus qu'au sortir de cette journée, Foutu saura davantage vous servir et continuer à mériter votre confiance.

La commune est créée par ordonnance N°59/67 du 27 novembre 1959. elle a connu plusieurs appellations ; tout d'abord comme commune mixte rural, elle est passée sous l'appellation commune de moyenne exercice et aujourd'hui Commune rurale de Foumbot en attendant son nouveau statut de Commune de Foumbot en rapport la loi d'orientation de la décentralisation du 24 juillet 2004.

La superficie est de 3870 km2 pour une population estimée à environ 80.000 habitants. Elle regroupe 03 chefferies de 2ème degré et 22 chefferies de 3ème degré. La population est composée des Bamouns, Bamilékés, Haoussa, Banso Tikars, Bororo, Douala, Bassa, Bétis et des étrangers venant du Gabon, Tchad, RCA, Congo Démocratique et bien d'autres.

En somme, notre commune englobe toutes les tribus existantes sur le triangle national. Les organisations présentes dans la commune sont entre autres, les GIC, Associations, Comité de développement, ONG, PME / PMI, les structures de recherche comme la station de recherche de l'IRAD, le programme de reforestation interviennent dans l'espace communal sans oublier les projets et programmes de développement tels le PNVRA, le RSP de la GTZ... La commune de Foumbot est située dans la partie sud du Département du Noun, sur les pieds du mont Mbatpit ; l'éruption volcanique a laissé couler sur une grande étendue les laves qui ont amélioré la qualité du sol et faire de cette commune une zone de production agricole très importante. Tenez, 80% des habitants de cette citée sont agriculteurs ; la culture vivrière et maraîchère ont fait de près de 60% de nos citoyens des hommes et des femmes aisés. Nous citerons par exemple PROLEG, CIABA, Plantation PAMASSIE, VACALOPOULOS, ABIER.

Le commerce qui est la deuxième activité économique de la cité s'est diversifié avec en plus de l'exportation des produits vivriers et maraîchers, en direction des magasins de pâte alimentaire, produits cosmétiques, textiles, quincailleries, boulangeries, intrants agricoles, motocycles, transport urbain et inter urbain.

Nous voulons ici relever que des petites et moyennes entreprises (PAMSSIE Josué) et les petites et moyennes industries (Savonnerie) se bousculent à la porte de notre commune en raison des conditions propices actuelles.

L'élevage s'est intensifié au sein de notre commune et la production est passée du simple au double avec l'entrée en activité des petits éleveurs, en particulier les femmes. La ferme parentale de Baïgom produit à elle seule près de 25.000 têtes de poulets, 35 tonnes d'œufs par an et 30.000 poulets de chair ; la ferme FONGOU de Mangoum est en passe de devenir la première productrice de porcs dans le département du Noun.

L'une des grandes richesses que l'éruption du mont Mbatpit a laissé à la Commune de Fouet est la carrière de gravier dont le tonnage est difficile à mesurer, la carrière de pierre et de terre noire qui sert et qui servira encore les populations de l'Ouest en général et du Noun en particulier.

Le secteur de la menuiserie nouvellement entré dans la cité se développe assez bien, avec les modèles des chaises et tables qui n'ont rien à envier aux virtuoses de Bamenda.

L'artisanat n'est pas en reste avec les couturiers, les artisans sculpteurs, les soudeurs, les maroquiniers et bien d'autres.

L'interaction entre toutes les composantes de la population de la Commune de Fouet reste fluide et dynamique. Avec les autres Communes nous entretenons des relations particulières à travers les Communes et villes unies du Cameroun d'une part et quelques communes amies. La Chefferie traditionnelle reste un partenaire de choix pour nous.

La société civile reste jusque là un partenaire de la Commune, en raison du rôle clé qu'elle joue dans le développement de notre cité que ce soit les GIC, Associations religieuses, traditionnelles, les opérateurs économiques et les entreprises des échanges restent permanents et constructifs. Dans certains cas, des actions communes sont régulièrement menées autour des préoccupations telles la lutte contre le VIH / SIDA, le choléra et l'incivisme fiscal.

Malgré nos moyens limités, nous encourageons et soutenons les projets de recherche logés dans l'espace communal de Fouet.

Le rôle de la commune reste après cette présentation sommaire, celui de coordination et de impulsion de développement ; nous travaillons à faciliter l'intégration des PME et PMI qui désirent s'installer dans la commune ; nous mettons à leur disposition des informations utiles, facilitons des rencontres entre acteurs, invitons des partenaires des projets et programmes de développement dans notre cité pour présenter leurs activités. En dépit des difficultés de mobilisation des fonds, nous soutenons des initiatives en faveur des populations pauvres.

Monsieur le Préfet, Messieurs les Maires, Distingués invités, Mesdames et Messieurs, cette peinture n'est pas sans quelques obstacles tels : la pauvreté ambiante, la chute des produits vivriers et maraîchers, le taux élevé de la TVA, la circulation relative de la monnaie, la politique politicienne.

L'avenir est malgré tout porteur en raison du dynamisme des populations, des infrastructures existantes telles : la SCAN, les Coopératives, les PMI / PME. La loi d'orientation de la décentralisation est aussi un véhicule porteur d'espoir pour l'institution communale.

Les faiblesses organisationnelles et fonctionnelles que connaissent nos communes vont se dissoudrent dans notre volonté à nouer des partenariats multi acteurs bénéfiques et les synergies que de telles rencontres vont sans doute accoucher. En ce qui nous concerne, nous restons disposés à intégrer la dynamique participative du développement qui interpelle toute la Nation.

Communication de Monsieur le Conseiller municipal de la Commune Urbaine de Dschang

Titre : " Coopération décentralisée, jumelage et joint venture entre les communes camerounaises et/ou avec les communes du Nord : l'expérience de la Commune Urbaine de Dschang "

* Dans la galaxie des villes du Cameroun, Dschang se distingue par son histoire et ses potentialités à vocation surtout touristique, agricole, culturelle et universitaire ;

* Il fallait tenir compte de toutes ces potentialités dans son développement. C'est ainsi qu'en 1966, il s'est avéré nécessaire de négocier un partenariat avec une ville du Nord, celle de Nantes en France ;

* Dès lors les voyages multiformes se sont réalisés entre Dschang et Nantes et vice versa. Ces voyages ont abouti à la faveur de la loi 98/006 du 14 avril 1998 sur l'activité touristique au Cameroun, à la création par délibération du conseil municipal de l'OTD.

* En 1999, une forte délégation conduite par le Maire de Dschang à Nantes a permis de signer un protocole de coopération entre l'OTD et l'OT de Nantes. D'où l'orientation du développement touristique comme axe principal de la coopération Dschang-Nantes ;

* Depuis lors, beaucoup d'autres missions se sont multipliées entre Dschang et Nantes aboutissant à la signature d'un pacte d'amitié et de coopération entre le Député-Maire de Nantes et le Maire de Dschang, à la signature d'un autre pacte de coopération entre l'Université de Dschang et celle de Nantes, à l'établissement des liens de coopération entre Menoua Espoir Collège, les lycées classique et technique de Dschang et les différents lycées de Nantes ;

* Du 24 au 26/02/2003, un séminaire d'évaluation de la coopération et de programmation des activités dans cette coopération a eu lieu à Dschang en présence du MINUH,MINATD, l'Union Européenne, Ambassade de France, MINTOUR, MINVIL, MINEF, MINCULT. Ce séminaire a donc permis d'établir un programme triennal 2003-2005 ;

* Dans le cadre de cette coopération, dans toutes les foires organisées à Nantes, il y a toujours un stand de la ville de Dschang où on vend Dschang ;

* La ville de Nantes a fait un important don de matériel informatique à l'OTD ;

* Nantes a mené d'importantes études en prélude de l'aménagement du lac municipal 

* Récemment la ville de Nantes, par le truchement de l'association Pays de Loire-Cameroun (APLC), a voté un important financement de 60000 € pour l'aménagement du lac municipal pendant trois ans à raison de 20000 € par an. La première tranche de ce financement a déjà été libérée ;

* La deuxième série de formation des guides touristiques y est programmée pour octobre, à la prochaine rentrée académique. Une trentaine de jeunes camerounais y sont attendus. En prélude à cette formation, un séminaire sur le thème " tourisme rural " sera organisé à la même période à Dschang. Les autorités traditionnelles y sont particulier conviées car, elles sont concernées par ce type de tourisme ;

* La création de la première base nautique camerounaise à Dschang avec une importante flotte de 15 embarcations dont 02 pédalos (pirogue à pédales), 05 canoës, 05 canyacks, 02 pirogues à grande capacité et à pagaies, 01 pirogue à moteur électrique (fonctionnant à pile) question d'éviter la pollution de l'environnement. cette base nautique a permis de créer l'Association de Sport Nautique de Dschang (ASNAUD) en cours de filiation à la fédération camerounaise des sports nautiques. Une deuxième flotte de 10 embarcations achetée par Nantes est en cours d'expédition à Dschang ;

* Sous l'impulsion de l'office de tourisme de Dschang avec l'appui des experts nantais, une association des opérateurs économiques du secteur touristique est née à Dschang. Cette association sera une synergie dans la promotion du tourisme à l'Ouest en général, et dans le Département de la Menoua en particulier ;

* il faut noter avec satisfaction la caution morale et les négociations que Nantes apporte en faveur de Dschang auprès des bailleurs de fonds. La puissance de la coopération tient du soutien des autorités ministérielles et des différentes associations des ressortissants de la Menoua et d'ailleurs au Cameroun.

INTERVENTION DE SA MAJESTE SOKOUDJOU

Chef Supérieur Bamendjou et Président du SYNAPCAM (Syndicat National des Producteurs Agricoles et Paysans du Cameroun)

THEME : LE PATRIMOINE CULTUREL DE L'OUEST ET SA CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT DURABLE

D'entrée de jeu, le Synapcam par ma voix remercie la Fédération des Organisations de la Société Civile Camerounaise (ADEID), et l'organisme PRO-OSC de l'avoir associé aux travaux du présent Forum.  En souhaitant vivement que son déroulement soit hautement bénéfique pour tous les participants, le Synapcam encourage de tout cœur cette initiative qui ne saurait s'arrêter sur le quai de son lancement.

Ceci étant, le premier Forum, m'interpelle pour qu'ensemble nous levions un plan de voile sur un sujet brûlant d'actualité. Il s'agit du " patrimoine culturel de l'Ouest et de sa contribution au développement durable ". 

Mesdames et Messieurs, 

Contrairement aux préjugés que les hommes ont donné à la culture nationale en général et Bamiléké en particulier, la culture demeure le passage obligé des communautés villageoises. En pays Bamiléké, l'organisation des deuils et des funérailles avait jadis un caractère économique et social. L'on en sortait toujours gagnant, car ceux qu'on avait assistés antérieurement y remboursaient ses précédentes contributions. Simultanément on y recevait l'apport de ceux qu'on assisterait ultérieurement. 

L'artisanat marquait l'identité des communautés. Les meilleurs artisans étaient installés dans les chefferies où du coup on installait des ateliers bien équipés pour la production sereine des objets d'art. En témoignent les styles et architectures qui couvrent d'ingéniosité les édifices en ces lieux jusqu'ici. 

Les sculptures parlantes qui décorent nos chefferies traduisent d'ailleurs des phénomènes plausibles de la vie sociale des dynasties et des générations qui se sont succédées. Pendant les années bissextiles autrement appelées années de paix, contrairement aux usages, des cérémonies de grâce et de prière des ancêtres étaient organisées dans toutes les chefferies. La fête de paix localement appelée NEKANG, dénuée de tous les aspects lucratifs actuels, était célébrée dans toutes les contrées pratiquement à la même période, ponctuée de sacrifices et de scènes de réconciliation.

Le développement est l'émanation de la culture. A la longue l'individualisme a amené à l'homme Bamiléké à se manifester plus fort que ses semblables, ceci à tort sur le plan moral, mais positivement du point de vue du développement de la région.

Nous constatons que le Japon, sans ressources minières, forestières ou des pétrole, soudé autour d'un roi dans les us et coutumes, s'est hissé comme une puissance mondiale.

L'Angleterre, articulée autour de la reine s'est illustrée comme un peuple stable. Les Etats-Unis d'Amérique, à partir de la culture du protestantisme s'est ouverte au profit par la libéralisation puis au capitalisme total sur fond d'une culture de croyance spirituelle. 

Plus proche de nous, les Etats Arabes inspirés par le Coran se sont ouverts à des formules et usages de développement similaires. Nos hommes d'affaires enfin, pour se doter d'une puissance autours de nos chefs, passent au préalable par la justification d'investissements qui les identifient au village.

La culture se présente enfin comme un facteur de démocratie. En ce sens, ce sont les hommes, pour des ambitions égoïstes qui détournent la culture de ses fondements de cohésion sociale et de démocratie. 

Toutes ces considérations gravitent autour de la chefferie traditionnelle. De quoi nous renvoyer aux terminologies de chefferie et de chef. Il est de notoriété publique que l'affaiblissement de la chefferie entraîne celui du développement et par la suite l'affaiblissement même de l'Etat. Cet état de chose est partie de la violation des us et coutumes par ceux là-mêmes qui incarnent ce mythe dont découle notre identité. Il est donc impérieux que ceux qui incarnent notre culture reprennent conscience pour sa sauvegarde, vu que pendant des siècles, elle a été le socle du développement socio économiques de nos communautés. Face à l'implication de la politique dans la gestion de nos traditions l'Etat doit faire quelque chose en les libérant de récupérations oiseuses qui font que les chefs perdent toute emprise sur les populations qu'ils ont mission d'encadrer. Encore faut il lever à tous les niveaux toute équivoque entre leur qualité d'auxiliaire de l'Administration et celle erronée d'auxiliaire d'administration malheureusement diffusée.

Le Chef lui-même doit se reconnaître avant tout comme fils du terroir qu'il encadre, et par conséquent créer par son comportement un environnement sain. Davantage, il doit entretenir permanence des liens sans pressions administratives ni politiques d'aucune sorte avec ses populations.

 Jadis toutes nos chefferies articulaient leur fonctionnement sur des assemblées consultatives, lesquelles ont été banalisées çà et là. Il est urgent de les restaurer ou de les réhabiliter pour permettre aux populations de s'y retrouver le plus régulièrement possible. Elles constituent à n'en pas douter des creusets inestimables ou se débattent sereinement et démocratiquement tous les problèmes et préoccupations de nos contrées.

Il est regrettable que l'accès à ces assemblées aient connu avec le temps une vulgarité due au marchandage et ceci au mépris et détriment des règles orthodoxes héritées de plusieurs générations. Ce phénomène a pour effet de détruire insidieusement les ferments de cohésion et les lettres de noblesse de nos terroirs.

 Mesdames et Messieurs, je vous remercie très sincèrement de votre bienveillante attention.

COMMUNICATION DU PACDDU SUR LE THEME " COOPERATION CAMEROUN-UNION EUROPENNE : BILAN ET PERSPECTIVE 

PRESENTE PAR :  Gérard VODOUHE : Assistant Technique Génie Civil et Marc TCHIANZE : Responsable Bureau régional pour l'Ouest et le Nord Ouest

I- Généralités

La coopération entre l'Union Européenne et le Cameroun date de plusieurs décennies. Les domaines d'intervention sont multiples ; on peut citer :

- Les infrastructures urbaines

- La bonne gouvernance

- Appui à la décentralisation

- Développement communautaire

- Etc

II- Cas spécifique du PACDDU

Le Programme d'Appui aux Capacités Décentralisées de Développement Urbain (PACDDU) est un Programme de la Coopération Cameroun- Union Européenne, qui vise à améliorer durablement les conditions de vie et d'activités des populations urbaines par la réalisation d'investissements appropriés et par le renforcement des capacités décentralisées dans 5 villes à moyen exercice (Bafoussam, Bamenda, Foumban, Maroua et Ngaoundéré).

Parmi les trois volets du Programme, le volet " Participation et Concertation " vise à renforcer les Organisations de la Société Civile (OSC) comme fondamentaux du maillon pour atteindre les objectifs recherchés. De façon plus précise le Programme a prévu dans la cadre du renforcement de la participation des OSC au développement local, d'utiliser la facilitation des ONG d'Appui dénommées Organismes Correspondants (OC). Afin de permettre à ces OC de jouer efficacement leurs rôles, des actions spécifiques ont été programmées et sont menées par le PACDDU dans le cadre du DP1. Ainsi le présent document est le rapport des actions réalisées pendant une période de deux ans de partenariats avec 20 OC.

1- Objectif global de l'action

Il s'agit de contribuer au renforcement des capacités de la population au développement local urbain.

2- Objectifs spécifiques

Plusieurs objectifs spécifiques sont recherchés à travers les actions en faveur des OC :

- Renforcer les capacités des organisations de la Société Civile dans l'identification, la programmation, et la réalisation directe des micro investissements sociaux et productifs ;

- Renforcer les capacités des organisations de la Société Civile ainsi que leurs capacités de négociation avec les autorités locales ;

- Renforcer la concertation entre l'institution communale, la Société Civile et les services déconcentrés de l'Etat.

3- Résultats attendus

Grâce à l'appui des OC dans chacune des cinq villes du PACDDU :

Par rapport au renforcement des groupes de base

- Les groupes de base sont capables d'identifier, élaborer et mettre en œuvre des micro projets de la Société Civile en assurant une gestion transparente des fonds destinés à la réalisation desdits micro projets ;

- La restructuration territoriale est faite par le biais de la création des associations et comités de développement de quartiers qui fonctionnent ;

Par rapport à la mise en réseau et à la Plaidoirie

- Un réseau des ONG intervenant en milieu urbain est constitué ou renforcé dans chaque ville et fonctionne ;

- Les OC et autres ONG siègent dans le collège de la société civile du CNC de chaque CLC, et participent au dialogue, aux débats d'idées et à la prise de décisions avec les populations, la Commune et les services déconcentrés de l'Etat.

4- Bilan des actions engagées par le PACDDU

Par rapport aux objectifs fixés par le PACDDU, les actions suivantes ont été menées :

- renforcement des capacités des organismes correspondants par des formations appropriées;

- renforcement des capacités des organisations de la société civile à travers les cofinancements des micro projets à hauteur de 80 % par le PACCDU et 20 % par les bénéficiaires ;

- appui au comité local de concertation

4.1- Missions assignés aux OC dans le cadre de leur partenariat avec le PACDDU

Tableau N° 1 : Répartition des 20 OC par ville et par domaine d'intervention retenu

Organisation

Ville

Domaine d’intervention

1

GAID

Bafoussam

Assainissement

2

CEPAD

Bafoussam

Social

3

ETRAFOR

Bafoussam

Infrastructure, Habitat

4

CIPSED

Bafoussam

Emploi- Assainissement

 

 

 

 

5

SIDBUC

Bamenda

Infrastructure, Social

6

MURUDEV

Bamenda

Eau et Assainissement

7

ADEV

Bamenda

Social

8

PARADISE

Bamenda

Déchets urbains

 

 

 

 

9

AJPCEDES

Foumban

Assainissement

10

GAPEN

Foumban

Environnement

11

EAE

Foumban

Culture- Equipement

12

CASAF

Foumban

Social

 

 

 

 

13

ENVIROPROTEC

Maroua

Environnement- Déchets

14

ACDEV

Maroua

Santé- Nutrition- Social

15

CADZ

Maroua

Eau, Assainissement

16

ASI-ADA

Maroua

Artisanat- Equipement

 

 

 

 

17

AJVN

Ngaoundéré

Assainissement, Eau

18

COLDEN

Ngaoundéré

Environnement, Equipement

19

ADAMS

Ngaoundéré