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FOSCAM - Fédération des Organisations de la
Société Civile Camerounaise
RAPPORT FINAL 1ER FORUM SOCIAL DES
ANE DE L'OUEST / FOSCAM-OUEST
Sommaire
INTRODUCTION
I- PRÉSENTATIONS ET DÉBATS
Ouverture:
- Le Préfet de la Mifi
II- COMMUNICATIONS
- Communication de
Premier adjoint préfectoral de la Mifi
- La SNV-HIGHLAND Bamenda
- Le Secrétaire Exécutif de ADEID,
Bafoussam
- Le Directeur de PRO-OSC,
Yaoundé
- Le Maire de la Commune Rurale de
Foumbot
- Le Maire de la Commune Urbaine de
Dschang
- Le Fô de Bamendjou
- Le Responsable Régional PACDDU
/Ouest et Nord-Ouest
- Le
Responsable de SYNAPCAM, Bafoussam
- La Responsable de
RESAFAD, Dschang
- Le Représentant de
l'ACDIC à Bafoussam
- La Responsable de
COSADER, Yaoundé
- Les Déleguée de
MAJECIB, Bafoussam
- Le
Roi de Bamendjinda
- Le Responsable
de AJP CEDES

B/ DEUXIEME PARTIE :
II- ATELIERS /PROPOSITIONS D'ACTIONS

Atelier
1 : Présentation des idées du forum social mondial (FSM)
Animateur
: FOYET, Michel; Rapporteur
: H. B DEUDA
Atelier 2 : Regroupement des acteurs non étatiques
(ANE) a l'Ouest Cameroun
Animateur
: TOUDE ; Rapporteur
: TSAFACK Sygnola
Atelier
3 : Le patrimoine culturel : qu'est ce que c'est ?
Animateur
: COPLAN FOKOU E. ; Rapporteur
: R. FEUMBA
Atelier
4 : Comment améliorer l'essor des GIC, OP et coopératives ?
Animateur
: Chef SOKOUDJOU, le président du SYNAPCAM ; Rapporteur
: R. FEUMBA
Atelier
5 : L'Afrique est-elle victime de la mondialisation ?
Animateur
: G. SOFFO ; Rapporteur
: I. FOUNSIE / C. KUISSU
Atelier
6 : Pour un accès aux OSC, aux fonds PPTE, FED etc, quelles stratégies de
lobbying et d'advocacy pour les acteurs non étatiques ?
Animateur
: A. FONGUIENG ; Rapporteur
: J. MGBIEPIT
Atelier
7 : Participation des jeunes au développement local : mythe ou réalité ?
Animateur
: J. KAMGANG ; Rapporteur
: D. NOUPIAP
Atelier
8: Libéralisation du secteur de l'énergie : maîtrise du développement économique
et gestion décentralisée de l'Energie. Enjeux et défis pour la région.
Animateur
: M. TAKAM ; Rapporteur
: D. POKAM
III- RESOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS GENERALES
C/ TROISIEME PARTIE : CONCLUSIONS - PERSPECTIVES
D/ QUATRIEME PARTIE : RESOLUTIONS DE
L'ASSEMBLEE GENERALE DE
FOSCAM-OUEST
Dans le cadre des activités de l'ADEID (Action Développement
Equitable, Intégré et Durable) en partenariat avec FOSCAM (Fédération des
Organisations de la Société Civile de l'Ouest Cameroun) s'est tenu dans les
locaux de la Communauté Urbaine de Bafoussam du 08 au 09 juin 2005, sous le
haut patronage de Monsieur le Préfet de la Mifi le premier forum social de la
société civile de l'Ouest Cameroun sous le thème général "Coopération
- décentralisation - partenariat " avec pour slogan "un autre développement
est possible"..
Cet important forum a rassemblé plus de deux cent
cinquante participants composés des représentants des Organisations Non
Gouvernementales (ONG), des opérateurs privés, des représentants des Groupes
d'Initiatives Communautaires (GIC), des représentants des Coopératives, des
Chefs traditionnels de différents villages de l'Ouest Cameroun, des Maires, des
Enseignants Chercheurs des Universités d'Etat. A travers les différentes présentations
réalisées tant en séances plénières que pendant les ateliers, les
intervenants ont été invitées à apporter leurs contributions sur les différents
thèmes portant sur les différents aspects de la mouvance et des apports
possibles de la Société Civile dans la province de l'Ouest en particulier, et
du Cameroun en général.
Ce forum a été l'occasion d'analyser et discuter des
contours possibles des différents types de partenariats que la société civile
de la province de l'Ouest peut et doit entretenir avec l'Etat et les bailleurs
de fonds en vue d'un développement harmonieux de la province.
Comme tous les forums, il a certes débouché sur un
ensemble de résolutions mais il a surtout donné l'occasion aux participants de
se rendre compte que les actions de la Société Civile ne sont pas suffisamment
visibles et capitalisables tant qu'elles sont conduites de façon non concertée.
La nécessité d'une Fédération de cette Société Civile a émergée et
celle-ci a tenu son assemblée constitutive. Un organigramme des structures départementales
et provinciales a été élaboré et les principaux postes des structures de
coordinations départementales et provinciales pourvus.
Ce rapport comporte toutes les présentations faites et est
constitué de quatre parties:
* Dans la première, les allocutions, interventions des invités,
questions et préoccupations posées pendant les séances plénières et
ateliers sont présentées ;
* Dans la seconde, les solutions proposées, les résolutions
prises et les recommandations sont faites en tenant compte des différentes
cibles interpellées (Société Civile, Etat, Communes, Chefs traditionnels,
Bailleurs de fonds, etc.).
* La troisième est constituée d'une conclusion couplée aux
perspectives futures ;
* La quatrième et dernière partie présente les résolutions
prises pendant l'Assemblée constitutive de FOSCAM et la liste des différents
postes pourvus à cette occasion ;

Ce rapport se termine par la liste des participants à ce
premier forum de la société civile de la province de l'Ouest du Cameroun.
A/ PREMIERE PARTIE : ALLOCUTIONS - INTERVENTIONS - QUESTIONS
I- PRESENTATIONS ET DEBATS
ALLOCUTION DE MONSIEUR LE REPRESENTANT DU PREFET DE LA MIFI A
L'OUVERTURE DU
PREMIER FORUM SOCIAL DES ACTEURS NON ETATIQUE DE L'OUEST.
Il me revient l'honneur d'ouvrir ce Forum organisé par
les Organisations de la Société Civile de l'Ouest sur le thème central "Coopération-Décentralisation-Parténariat".
Je me réjouis du fait qu'une pareille initiative est née par la société
civile en particulier et les acteurs non étatiques en général. Je félicite
de ce fait les organisateurs de ce forum.
Le présent Forum vient à point nommé ouvrir une autre
page sur l'histoire du développement social et économique de la province de
l'Ouest. C'est donc une page importante de cette histoire qui est écrite ainsi
que l'histoire du partenariat Société civile Secteur Public.
Il n'en serait être autrement lorsqu'on sait que le
Gouvernement de la République depuis 1990 n'a cessé de promulguer des lois en
faveur de la liberté associative, et n'a ménagé aucun effort pour l'émergence
d'un champ social, qui ne doit pas se poser comme antidote des pouvoirs publics,
mais comme partenaires privilégiés de l'Etat.
Les discours des différents responsables
gouvernementaux et publics font de plus en plus état du partenariat avec la
société civile dans la mise en œuvre des programmes et projets de développement.
C'est notamment le cas du programme National de Développement Participatif
(PNDP) et du Programme National de Lutte contre le VIH-SIDA.
A tous les participants, je souhaite d'apporter leur
contribution aux différentes réflexions qui vont durer tout le long de la
journée. Les organisateurs ont à escient mis en exergue dans les choix des thèmes
les sujets qui s'intègrent dans le plan d'orientation du gouvernement dans la
mise en place du Document de Stratégies de Réduction de la Pauvreté soutenu
par tous nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.
De toute évidence il me reviendra l'honneur tout à
l'heure de développer un thème portant sur "Politique gouvernementale en
matière d'investissement et de développement local avec un accent particulier
sur le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté", qui est le
cadre d'orientation de toute action en matière de lutte contre la pauvreté.
Vous êtes donc tous convaincus que les objectifs de ce
forum s'intègrent parfaitement dans la politique de développement de la Mifi
dont j'ai la charge d'animer.
J'émets le vœux qu'au sortir de ce Forum les uns et
les autres aient tirés un plus dans l'accomplissement des missions qui sont les
siennes. Je termine en exhortant tous les participants à être très attentifs
et engagés jusqu'à la fin.
Sur ce, je déclare ouvert le Premier Forum social des
Acteurs non étatiques de la province de l'Ouest.
COMMUNICATIONS
Communication de M. TEUBOU Barthélemy, Premier adjoint préfectoral de la
Mifi.
Titre : " Politique gouvernementale en matière
d'investissement et de développement local : le Document Stratégique de Réduction
de la Pauvreté (DSRP) "
Il
me revient l'insigne honneur d'ouvrir le bal des interventions de ce Forum, en
vous entretenant sur la politique du Gouvernement camerounais telle qu'elle
transparaît dans le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP).
En réalité, le faire en 10 min tel qu'il m'a été demandé par les
organisateurs de ce forum me semble relever à la fois du péril et du défi, le
premier bien entendu justifiant le second.
La
politique gouvernementale en matière d'investissement et de développement
local se décline en fait en politiques (au pluriel) d'investissement et de développement
local dans la mesure où la vision du Gouvernement peut être recherchée et
retrouvée dans une série de documents ou de programmes dont l'inventaire
exhaustif serait fastidieux. Il en est ainsi :
-
De la charte des investissements ;
-
Du code général des Impôts ;
-
Des lois du 18 juillet 2004 sur la décentralisation ;
-
Des politiques sectorielles que sous-tendent les stratégies sectorielles ou
ministérielles ;
-
De certains programmes et projets tels le PNG, le PNDP, PADDL, le PACDDU ;
-
Les discours d'investiture du Chef de l'Etat, dans la mesure où ce type
d'adresse à ses compatriotes est révélateur de la dynamique qu'il entend
imprimer à la marche du Pays vers le développement d'où la notion de discours
programme.
Tous
ces documents que je viens d'énumérer et bien d'autres encore sont autant
d'instruments dans lesquels sont inscrites les ambitions majeures et les
orientations macro globales d'un gouvernement en termes de politique économique.
Mais,
dans le cadre du présent forum, il m'a été demandé de limiter l'évocation
au seul document de stratégie de réduction de la pauvreté qui est devenu,
depuis son approbation par les institutions de BRETON WOODS en 2003, le cadre
intégré de référence pour le développement du Cameroun, et un outil
incontestable de coordination de l'action gouvernementale.
Pour revenir à la politique gouvernementale sous revue, telle que coulée
dans le moule du DSRP, il faudrait peut-être signaler d'ores et déjà que
celle-ci a été élaborée autour de sept grands axes stratégiques qui sont :
1.
La promotion d'un cadre macro-économique stable ;
2.
Le renforcement de la croissance par la diversification de l'économie ;
3.
La dynamisation du secteur privé comme moteur de la croissance et partenaire
dans l'offre de services sociaux ;
4.
Le développement des infrastructures de base, des ressources naturelles et la
protection de l'environnement ;
5.
L'accélération de l'intégration régionale dans le cadre de la CEMAC ;
6.
Le renforcement des ressources humaines, du secteur social et l'insertion des
groupes défavorisés dans le circuit économique ;
7.
L'amélioration du cadre institutionnel, de la gestion administrative et de la
gouvernance.
Axe
I : La promotion d'un cadre macro-économique stable
Ici, il est question de poursuivre un certain nombre de réformes
structurelles commencées dans les années 90, accélérées avec l'avènement
en 1997 des programmes économiques triennaux et qui visent une remontée
substantielle de l'économie camerounaise, en la rendant plus compétitive.
C'est ainsi qu'un taux de croissance de 5% a été fixé comme ligne de mire, et
le retour à un taux d'inflation de
l'ordre de 2%. Dans le domaine des finances publiques, l'objectif est de porter
les recettes non pétrolières de 15% en 2002 à 16% en 2003. La réduction du déficit
budgétaire au dessous de 3% du PIB constitue aussi un défi majeur rentrant
dans ce cadre. A cela, il faut ajouter le relèvement du taux d'investissement
à 20% du PIB en 2004, toutes choses qui pourraient consolider l'économie, en
soutenant notre croissance.
Axe
II : Le renforcement de la croissance par la diversification de l'économie.
Le
gouvernement est profondément conscient de ce qu'en l'absence d'une
diversification véritable, la croissance économique recherchée restera en
pleine fluctuation.
-
Dans le secteur rural par exemple, il est question d'appuyer les opérateurs
pour favoriser la production et par là, assurer des revenus voire la sécurité
alimentaire des populations.
-
En ce qui concerne l'industrie, spécialement l'industrie manufacturière, le
gouvernement a entendu favoriser la compétitivité globale avec un accent sur
la promotion des filières agroalimentaires, du textile ainsi que la
transformation du bois.
- Les services n'ont pas été en reste à ce point justement, le développement
du tourisme ; des technologies de l'information et de la communication ainsi que
des transports devrait en quelque sorte booster le tertiaire camerounais.
Axe
III : Le renforcement du secteur privé comme moteur de la croissance
Dans notre document de stratégie, le secteur privé est considéré
comme une clé de voûte dont la dynamisation pourrait propulser la croissance
et permettre une meilleure répartition sociale des fruits qui en découlent. En
cela, les réformes structurelles et le désengagement de l'Etat du secteur
productif y contribuent déjà. Mais dans la même perspective, le gouvernement
se propose :
-
d'améliorer les infrastructures de communication ;
-
de garantir la sécurité juridique des investissements à travers notamment le
droit OHADA ;
-
de consolider les mécanismes de concertation et de dialogue avec le secteur
privé etc...
Axe
IV : Le développement des infrastructures de base
En effet, plusieurs secteurs sont concernés par les infrastructures de
base, mais il ressort des consultations participatives que les actions ci-après
revêtent un caractère urgent et leur mise en œuvre apporterait des solutions
aux insuffisances actuellement relevées.
Il
s'agit :
-
Du renforcement du réseau routier, en volume comme en qualité ;
-
De l'amélioration de l'accès à l'eau potable ;
-
La résorption des problèmes d'ordre énergétique.
Axe
V : L'accélération de l'Intégration Régionale
Dans
un environnement où la globalisation tous azimuts ne trouve son contrepoids que
dans les regroupements à caractère régional ou sous-régional, une accélération
de la coopération dans le cadre de la CEMAC, élargirait les marchés tout en
assurant la compétitivité globale de la zone. Et si l'on ajoute au chapitre,
la libre circulation des personnes et des biens, on en conclura que l'intégration
ouvrirait aux citoyens de la sous-région et donc du Cameroun, d'importantes
perspectives.
Axe
VI : Le renforcement et la valorisation des ressources humaines
Le renforcement des ressources humaines et leur amélioration qualitative
constituent l'un des piliers fondamentaux de la stratégie sociale du
Gouvernement. Dans ce sillage, quelques actions d'envergure sont programmées
dans le sens de l'augmentation qualitative du capital humain. Ces actions qui
permettraient de soutenir la croissance sur la durée devraient porte sur :
-
La promotion de l'éducation de base pour tous ;
-
L'amélioration de l'état de santé de la population en général et celui de
la mère et de l'enfant en particulier ;
-
L'amélioration des conditions de vie en zone urbaine ;
-
La lutte contre le chômage et l'insertion des populations défavorisées dans
le circuit économique ;
-
La promotion de l'égalité et de l'équité entre les sexes etc.
Axe
VII : L'amélioration de l'efficacité des services administratifs et de la
gouvernance
Toutes les réformes inventoriées ci-dessus n'auraient aucune si au
niveau de l'Etat en général, le système de gouvernance demeure problématique.
C'est la raison pour laquelle la promotion de la bonne gouvernance, couplée
utilement à la lutte contre la corruption, constituent les leviers essentiels
de réduction de la pauvreté. Et pour cela, le PNG adopté par le gouvernement
de la République en juin 2000 a recensé une série d'éléments clés dont la
mise à contribution favoriserait à coup sûr l'atteinte des objectifs fixés.
Il s'agit :
-
Du renforcement de la transparence et de la responsabilisation ;
-
L'amélioration de l'offre des services sociaux de base ;
-
Le renforcement de l'Etat de Droit, de la sécurité juridique et judiciaire des
investissements ;
-
La poursuite du processus de décentralisation/déconcentration de la gestion
des affaires ;
-
L'amélioration de la qualité de la dépense publique, et bien d'autres encore.
Ainsi
présentés, à coups de serpes, les principaux axes stratégiques dont la mise
en œuvre effective relèverait le taux de croissance à 505% sur la période
2004-2007 et à 7% entre 2007 et 2015, soit un taux moyen de 6% sur l'ensemble
de la période de projection.
Très distingués participants, il va de soi que l'exécution
satisfaisante de tous ces projets ne saurait rester sans effets sur le développement
local dont l'essentiel des orientations est contenues non seulement dans les
lois sur la Décentralisation déjà évoquées plus haut, mais aussi dans un
certain nombre de programmes ambitieux tels le PNDP, le PACDU, le PADL, le PNG
et sur lesquels me semble-t-il, certains intervenants reviendront tout à
l'heure. Ces programmes ont le très grand mérite d'avoir été conçus, d'être
exécutés et suivis selon une approche participative qui met au centre du développement,
tous les acteurs intéressés, et donnant par le même coup, une portée
fulgurante à l'idée selon laquelle l'Etat n'a pas le monopole du Bien public.
Quant à moi, je me suis limité, pour des raisons évidentes de concision, à
une approche phénoménologique de la politique du gouvernement telle qu'elle
ressort du DSRP. Les interventions et échanges qui vont suivre tout à l'heure
devront utilement enrichir cette contribution bien modeste.
Communication
SNV : SUIVI-PARTICIPATIF
DES PROJETS ET PROGRAMMES PAR LA SOCIETE CIVILE : CAS DU DSRP/OMD 
Extrait
d'une présentation de la SNV - Cameroun au Forum sur "Implication de la
société civile à la mise en œuvre du DSRP et des OMD au Cameroun "
Ouagadougou, Mai 2005; Par
Moise Ngomsu Foki, SNV -
Highlands, Bamenda
Plan de présentation
1.
Contexte IPPTE, DSRP/OMD Cameroun
2.
Les cadres et mécanismes du suivi - participatif
du DSRP/OMD
3.
Analyse du suivi - participatif et mise
en œuvre du DSRP/OMD
4.
Initiatives pouvant renforcer le suivi - participatif de la Société Civile
5.
Défis et perspectives
Quel est le contexte de l' IPPTE, du DSRP et des OMD au Cameroun ?
o
Jusqu'aux années 80, l'économie a connu une période prospère (pétrole, prix
élevés des matières premières...)
o
A partir de 1987/88 tout change:
*
Baisse des prix de matières premières
*
Mauvaise gestion des finances publiques
S'en
suivra une crise économique, qui entraînera pauvreté et extrême pauvreté
dans la population.
*
De 1983 à 1993 baisse consommation
annuelle par tête de 50%
*
En 1996, 68.97% de la population
vit au dessous du seuil de la pauvreté. 83.2% dans certaines région du pays
*
Réaction de l'état et conséquences sur les Projets/programmes de développement
?
o
Recours aux bailleurs de fonds (FMI, BM)
o
Réformes économiques imposées, notamment le PAS et autres conditionnalités
o
Elaboration du DSRP provisoire
o
Passage d'examen après réformes
o
Octroi de certaines facilités donc IPPTE en 2000 (Point de décision)
*
Autres conséquences
o
Restrictions des dépenses publiques dans certains projets/programmes de développement
o
Fermeture de certains projets à financement de bailleurs multilatéraux
o
Suppression de certaines subventions accordées à des organismes de développement.
*
De IPPTE au DSRP ?
Dans
le cadre de l'IPPTE, le Cameroun s'est doté d'un Document de Stratégie de Réduction
de la Pauvreté (DRSP), basé sur sept axes stratégiques :
1.
La promotion d'un cadre macro économique stable
2.
Le renforcement de la croissance par la diversification de l'économie
3.
La dynamisation du secteur privé comme moteur de l'économie
4.
Le développement des infrastructures de base, des ressources naturelles et la
protection de l'environnement
5.
Le renforcement et la valorisation des ressources humaines
6.
Le renforcement de l'intégration régionale
7.
L'amélioration du cadre institutionnel, de la gestion administrative et de la
gouvernance.
*
Comment les objectifs du DSRP prennent en compte les OMD ?
o
Les objectifs du DSRP intègrent ceux des OMD
-
Réduire de moitié au moins le nombre de Camerounais vivant dans la misère, à
l'horizon 2015
-
Assurer l'instruction primaire pour tous à l'horizon 2015
-
Faire progresser l'égalité des sexes et la promotion de la femme en
supprimant, d'ici à 2015 la disparité entre garçons et filles dans
l'enseignement primaire et secondaire.
*
Autres objectifs (OMD) à titre de rappel ?
-
Réduire de deux tiers à l'horizon 2015, par rapport au niveau de 1990, la
mortalité à la naissance et celles enfants de moins de cinq ans
-
Réduire de 3/4 la mortalité maternelle entre 1990- 2014 réduire de moitié à
l'horizon 2015, par rapport niveau 1996 nombre de personnes mal nourries.
-
Assurer l'accès aux services d'hygiène reproductive, par la mise en place d'un
système de santé primaire, à tous les individus en âge de se reproduire, à
l'horizon 2015.
-
Stopper et inverser la tendance de la propagation du VIH/SIDA d'ici 2015.
-
Réduire de moitié la proportion de la population n'ayant pas accès à l'eau
potable d'ici 2015
-
Mettre en place, une stratégie nationale de développement durable de manière
à inverser, à l'horizon 2015, la tendance à la destruction des ressources écologiques.
*
Quels sont les cadres et mécanismes de participation de la société civile ?
o
Pendant l'élaboration du DSRP: consultations participatives dans toutes les
provinces, on peut noter un rôle important de la société civile
o
Pour la mise en œuvre et le suivi
participatif: Création d'un Comité Consultatif de Suivi de Gestion des ressources PPTE
composé de:
*
Ministères: 7 (présidence)
*
Bailleurs de fonds: 5
*
Société civile :
*
Confession religieuse: 3
*
ONG/associations: 2 (vice présidence)
*
Secteur privé: 2
*
Quels sont les cadres et mécanismes de participation de la société civile et
des collectivités locales? Comité
technique de suivi et évaluation du
DSRP composé de :
o
Ministères : 27
o
Secteur privé : 4
o
Collectivités locales (CTD) : 5
o
Confessions religieuses: 3
o
ONG et associations: 2
o
Bailleurs de fond: 5
*
Quels sont les autres dispositifs de participation qui existent?
o
Commissions provinciales de revue participative du DSRP
o
Mise en place du PCPA (Programme Concerté pluri acteurs)
o
Lancement Programme National de Développement Participatif (PNDP) avec un Comité
de Pilotage impliquant des représentants de CTD et de la société civile
o
Etude en cours sur l'évaluation des mécanismes de suivi participatif DSRP en
vue des propositions (financement : SNV, ACDI, GTZ, Coop. Française, etc.)
*
Quelle analyse peut-on faire de la participation société civile sur DRSP/OMD ?
Quels
sont les acquis ?
o
Reconnaissance existence société civile et efforts d'invitation, implication
et participation de la Société Civile
o
Existence d'un environnement légal favorable-liberté association et presse,
Ong, etc
o
Prise en compte idées et propositions société civile dans ces instances
o
Quelle analyse peut-on faire de la participation société civile sur le DRSP/OMD?
Quelles
sont les insuffisances ?
o
La société civile manque de lisibilité, faute d'un système d'information
fiable et transparent sur le système et fonds PPTE
o
Peu ou pas de projets de la Société Civile financés sur fonds PPTE, cause:
*
Faible capacité absorption fonds et montage projets
*
Manque d'information sur les possibilités
*
Eparpillement des efforts
*
Autres insuffisances de la participation de la Société Civile
o
La Société civile participe à des dispositifs dont elle n'a pas le contrôle
des mécanismes de suivi :
* CCS-PPTE, rôle de donner des avis !
*
Comités Ministériels, simple participation aux réunions
*
Système de travail avec insuffisances ==> non changement malgré les propositions (Comité DSRP,
rapports, dispositifs, etc.)
o
Non participation à la décision sur les mécanismes déblocage fonds PPTE
*
Autres insuffisances ?
o
Non existence de dispositifs de suivi-participatif indépendants à travers la
prise en comptes des propositions de la population
o
Société civile pas toujours bien préparée pour participer efficacement
o
Temps de préparation et moyens insuffisants
o
Insuffisance des capacités pour participer à l'élaboration des politiques
publiques.
*
Quelles sont les initiatives pouvant renforcement
le suivi - participatif de la société civile ?
Niveau
macro
o
Existence plate-forme multi bailleurs (comité
multi bailleurs PPTE) avec des représentants de la Société Civile. Exemple de
la plate forme ACP et O.S.C
o
Rôle de plaidoyer et lobbying des O.S.C pour pousser vers des réformes en
faveur de plus de leur implication dans le suivi du DSRP/OMD
*
Quelles sont les initiatives pouvant renforcement
le suivi - participatif de la société civile ?
Niveau
méso
o
Appui aux collectivités locales et Organisations de la Société Civile dans :
o
Mobilisation des ressources (PPTE et autres)
o
Appui à la planification locale basée sur les OMD
o
Information des élus locaux et société civile sur IPPTE, DSRP et autres
opportunités
o
Appui au différentes plateformes régionales des organisations de la Société
Civile
*
Quel peut être le rôle des organismes de la coopération ou des bailleurs de
fonds ?
o
Appui à la commission d'agrément des ONG (MINATD)
o
Appui à l'émergence ou renforcement des plates formes ou réseaux d'Ong
o
Appui à l'émergence ou renforcement des Plates formes d'organisations
paysannes
o
Renforcements institutionnels des acteurs de la Société Civile.
*
Quels sont les défis et les perspectives?
o
Nécessité de renforcer le dispositif d'appui aux réseaux des OSC (renforcer
moyens propres, diversifier champ
d'action et plaidoyer auprès d'autres partenaires au développement)
o
Prendre en compte la diversité des besoins en renforcement des capacités des
Organisations de la Société Civile
o
Nécessité de renforcer le système d'information et de transparence du système
pour accroître sa crédibilité et son niveau de responsabilité vis à vis de
la population.
Exposé
de Mr TAKAM Michel ; Secrétaire Exécutif de ADEID
Titre
: " développement durable des communes et cités et lutte contre la
pauvreté : fondement d'une politique de coordination et d'actions municipales
et place et rôles des différents intervenants "
I
- Introduction
Agir
dans le domaine des déchets, des transports, du cadre de vie, de la qualité de
l'air ou de l'eau, de l'énergie, du logement, de l'urbanisme, c'est s'engager
dans une logique développement durable. Autrement dit, satisfaire les besoins
de la génération actuelle sans compromettre ceux des générations futures,
garder une terre viable pour notre descendance en préservant un cadre et une
qualité de vie. C'est le concept de l'Agenda 21, déclinaison du plan des
Nations Unies, conforté par la déclaration de Yaoundé lors de la dernière
conférence d'Africités qui réunit plus de 1000 cités africaines. C'est en réalité
l'engagement de chaque commune au quotidien ?
C'est
aussi une volonté d'un important travail de coordination, de partenariat entre
les acteurs associatifs, institutionnels et économiques. Le développement
durable des cités se doit d'être un exemple d'exercice réussi de démocratie
participative, nourri d'échanges, d'expériences et d'idées à l'échelle
locale mais aussi à travers des partenariats inter-communaux ou des réseau tel
le CVUC, le PDM etc.
De
plus les actions municipales (que ce soit en matière de législation, de réglementation,
de gestion de politique ou de fourniture de service) ont un impact sur la
pauvreté et nécessite un développement municipal plus équitable et effectif
qui devrait s'opérer à travers des analyses, des débats et des consultations
entre les acteurs concernés portant sur ce que les gouvernements locaux et
leurs partenaires peuvent faire pour réduire la pauvreté dans leur
juridiction.
II-
Concepts et principes des communes et villes durables 
1-
c'est une déclinaison de l'Agenda 21 des Nations Unies
2-
une recherche constante, effective et réaliste des solutions aux graves problèmes
environnementaux qui menacent nos villes
3-
Ces problèmes sont généralement le fruit :
*
d'une politique inadéquate de développement urbain,
*
d'une planification et une gestion inefficaces
* et d'une considération inadéquate des contraintes et opportunité de
l'environnement naturel
D'où
la nécessité pour les communes et villes de développer des capacités
aguerries pour une gestion et une planification environnementales appropriées
et efficaces.
Aussi
les principes suivants guide la démarche :
*
L'environnement est une ressource à gérer de manière durable
*
L'environnement et le développement sont étroitement liés
*
L'environnement naturel représente à la fois le développement de ressources
(eau, air, terres etc) et le développement des risques et catastrophes
(glissement de terrain, tremblement de terre, érosion)
*
Le développement urbain présente des impacts négatif mais aussi
(potentiellement) positif sur les
ressources naturelles, tant à court qu'à long terme (un bon système de
drainage peut réduire les risques de paludisme)
*
Les problèmes environnementaux sont complexes, multidimensionnels dynamiques et
interactives et faiblement maîtrisés. Cela implique donc d'autres types de
politique et d'action managériale.
III- De nouvelles approches de gestion des problèmes de la Cité
*
La participation active de tous les secteurs de la communauté, avec une
approche " bottom up " et
non imposé par des experts extérieurs
*
Un excellent partenariat avec la société civile, les ONG et les prestataires
de services ainsi qu'avec le tissu associatif
*
La coopération avec le secteur privé et l'amélioration de la situation des
finances municipales
*
Le renforcement des capacités du personnel communal ou le recrutement de
personnes qualifiées capable de faire face à la nouvelle donne.
*
Une bonne coordination de l'ensemble des actions menées par des concernés
actifs dans la commune
IV-
PROCESSUS PLANNIFICATION ET GESTION DE L'ENVIRONNEMENT URBAIN
*
Clarifier les questions environnementales à examiner
*
Impliquer tous ceux dont les intérêts sont affectés ou donc la coopération
est nécessaire
*
Ressortir les priorités à court et à long terme
*
Négocier les stratégies spécifiques pour chaque problème
*
Développer les différentes stratégies sectorielles de la commune
*
Coordonner l'ensemble des stratégies de gestion de l'environnement
*
S'accorder sur le plan d'action environnemental
*
Mettre au point un plan communal
participé de développement de la cité
*
Formuler les programmes et projet
prioritaires
*
Renforcer les capacités locales en matière de planification, de mise en œuvre
et de gestion environnementales à tous les nivaux
*
Développer un système participatif de suivi-evaluation.
V-
Quelques Axes prioritaires a prendre en compte dans l'élaboration des stratégies
sectorielles municipale et la réduction de la pauvreté
1-
La gestion Foncière
2-
Le logement
3-
L'accès aux infrastructures et services municipaux
*
L'alimentation en eau potable
*
Assainissement et gestion des déchets solides et liquides
*
Santé publique et soins de santé primaires
*
Education primaire et formation professionnelle
*
Infrastructures pour jeunes
*
Aspect genre avec infrastructures adaptées
*
Transport urbain
*
Transport des produits agricoles
*
Autres infrastructures de Quartiers spontanés ou de bidonville
* L'Agriculture urbaine
* L'Accès au crédit
*
L'accès à la justice
*
L'exclusion sociale des enfants de la rue et des ramasseurs d'ordures
VI-
Le financement
1-
le secteur privé de la municipalité
2-
Les recettes municipales
3-
La promotion des investissement et le soutient aux initiatives du secteur
informel pour la promotion des emplois
4-
Les projets de développement
5-
Le BIP
6-
La coopération décentralisée
7-
Les fonds PPTE
8-
Les élites extérieures et locales
9-
Les élites de la diaspora
10-
Le Jumelage
11-
La contribution des ONG et du secteur associatif.
12-
Les actions sociales des grandes entreprises etc
Compte
rendu de l'Exposé du Dr TAMBA Isaac, Directeur Pro-OSC
Le
Directeur de Pro-OSC a commencé son intervention par la définition même de la
thématique de ce forum. À savoir le concept de Coopération qui est le fait de
coopérer ensemble, le concept de Décentralisation qui est la délégation d'un
certain nombre de responsabilité et d'activité à un niveau inférieur qui était
antérieurement détenu au niveau macro et le concept de Partenariat qui est le
fait d'agir ensemble. Au cœur de cette thématique se trouve l'épineux problème
de financement. Tenez par exemple au cour de l'exercice 2005, les communes
seront amputées de moitié de leur revenu provenant de l'Etat soit 7 milliard
environ. Les OSC ont des difficultés à financer leurs activités. Il faut donc
trouver des solutions. Ces solutions sont dans les jumelages comme l'exemple de
la Commune de Dschang, dans les fonds PPTE ou encore dans les guichets de
financement des coopérations bi et multi latérales. C'est à cet effet que le
Dr TAMBA axera sont intervention sur les différents guichets de financement et
des recommandations sur les conditions prioritaires d'obtention de fond par OSC.
*
les fonds de la coopération bilatérale
Ici,
le Dr TAMBA a esquissé quelques guichets de financement tels les guichets de la
coopération canadienne sur l'agriculture, l'apiculture ou encore sur la
formation des femme, la citoyenneté, etc. Ceux du Japon sur les activités récurrentes
mais aussi sur l'implantation même de votre structure (construction d'un siège,
aménagement des bureaux...) les financements ici vont jusqu'à 40, 50 millions
non remboursables. S'agissant des autres coopérations, il faut dire que les
fonds sont de moindre envergure oscillant autour de 10 millions, mais le décaissement
est immédiat et les activités s'étalent sur une année, c'est l'exemple des
coopérations américaine, française, allemande ou anglaise. Pour en profiter
il faut faire le déplacement sur Yaoundé siège des ambassades.
*
les fonds de la coopération multilatérale
Le
Directeur de PRO-OSC a beaucoup insisté sur la Banque Mondiale qui a fait une
grande innovation en mettant à la disposition des OSC camerounaises des fonds
gratuits appuyant les projets sur le développement rural, la santé, l'éducation,
la gouvernance pour ne citer que ceux là. On a le PNUD à travers le " réseau
Afrique 2000 " qui finance des projets sur le reboisement, l'agroforesterie
et la gestion des forêts, les activités génératrices de revenus... l'Union
Européenne met 9 millions d'euro à la disposition de la société civile qui
repose sur trois volets, à savoir le volet " institution communale ",
le volet investissement et le volet participation et concertation.
*
les guichets spéciaux
Les
fonds PPTE véritables aubaines pour les OSC dira-t-il, mais du fait que les
procédures d'obtention des fonds sont assez complexes et il faut dire que
jusqu'à nos jours aucun projet de la société civile n'a été exécuté, les
OSC doivent chercher d'autres moyens de financement, notamment les fonds venant
de l'extérieur.
Fonds
des institutions étatiques Le MINADER qui met des fonds sur des projets
agricoles, le MINSANTE qui finance des projets sur la lutte contre le VIH/SIDA,
le MINPAT finance les projets de développement de la région.
*
les conditions prioritaires d'obtentions de financement
1-
les OSC doivent avoir une carte d'identité, c'est-à-dire être légalisée et
avoir un siège précis avec un bureau permanant qui fonctionne tous les jours
ouvrables et bien sur un compte bancaire.
2-
avant de soumissionner un projet chez un bailleur, les OSC devront se rassurer
que leur projet cadre avec précision aux domaines d'intervention de celui-là
car chaque bailleur a un domaine précis de prédilection.
3-
les OSC doivent toujours capitaliser toutes leurs activités en produisant des
rapports d'activités annuelles, ce qui les crédibiliserait davantage chez les
bailleurs.
4-
et enfin l'information, les OSC doivent toujours aller à la quête de
l'information en se rapprochant de l'artère ADEID où se trouve une bibliothèque
assez fournie et des informations à tout moment concernant les possibilités de
financement et même un document important " comment créer et administrer
une OSC ? "
C'est
un honneur et une fierté pour la commune de Foumbot de prendre la parole ici
aux de partager l'expérience de promotion économique en faveur de ses citoyens
à l'aube du 3ème millénaire. Je voudrais de prime abord témoigner notre
reconnaissance à l'endroit de la Fédération des Organisations de la Société
Civile (FOSCAM) et celle de ADEID pour avoir choisi notre commune afin de
partager notre expérience. Cela est à n'en point douter la preuve que le
statut du grenier du Cameroun nous a précédé à l'heure de la mondialisation.
Nous sommes convaincus qu'au sortir de cette journée, Foutu saura davantage
vous servir et continuer à mériter votre confiance.
La
commune est créée par ordonnance N°59/67 du 27 novembre 1959. elle a connu
plusieurs appellations ; tout d'abord comme commune mixte rural, elle est passée
sous l'appellation commune de moyenne exercice et aujourd'hui Commune rurale de
Foumbot en attendant son nouveau statut de Commune de Foumbot en rapport la loi
d'orientation de la décentralisation du 24 juillet 2004.
La
superficie est de 3870 km2 pour une population estimée à environ 80.000
habitants. Elle regroupe 03 chefferies de 2ème degré et 22 chefferies de 3ème
degré. La population est composée des Bamouns, Bamilékés, Haoussa, Banso
Tikars, Bororo, Douala, Bassa, Bétis et des étrangers venant du Gabon, Tchad,
RCA, Congo Démocratique et bien d'autres.
En
somme, notre commune englobe toutes les tribus existantes sur le triangle
national. Les organisations présentes dans la commune sont entre autres, les
GIC, Associations, Comité de développement, ONG, PME / PMI, les structures de
recherche comme la station de recherche de l'IRAD, le programme de reforestation
interviennent dans l'espace communal sans oublier les projets et programmes de développement
tels le PNVRA, le RSP de la GTZ... La commune de Foumbot est située dans la
partie sud du Département du Noun, sur les pieds du mont Mbatpit ; l'éruption
volcanique a laissé couler sur une grande étendue les laves qui ont amélioré
la qualité du sol et faire de cette commune une zone de production agricole très
importante. Tenez, 80% des habitants de cette citée sont agriculteurs ; la
culture vivrière et maraîchère ont fait de près de 60% de nos citoyens des
hommes et des femmes aisés. Nous citerons par exemple PROLEG, CIABA, Plantation
PAMASSIE, VACALOPOULOS, ABIER.
Le
commerce qui est la deuxième activité économique de la cité s'est diversifié
avec en plus de l'exportation des produits vivriers et maraîchers, en direction
des magasins de pâte alimentaire, produits cosmétiques, textiles,
quincailleries, boulangeries, intrants agricoles, motocycles, transport urbain
et inter urbain.
Nous
voulons ici relever que des petites et moyennes entreprises (PAMSSIE Josué) et
les petites et moyennes industries (Savonnerie) se bousculent à la porte de
notre commune en raison des conditions propices actuelles.
L'élevage
s'est intensifié au sein de notre commune et la production est passée du
simple au double avec l'entrée en activité des petits éleveurs, en
particulier les femmes. La ferme parentale de Baïgom produit à elle seule près
de 25.000 têtes de poulets, 35 tonnes d'œufs par an et 30.000 poulets de chair
; la ferme FONGOU de Mangoum est en passe de devenir la première productrice de
porcs dans le département du Noun.
L'une
des grandes richesses que l'éruption du mont Mbatpit a laissé à la Commune de
Fouet est la carrière de gravier dont le tonnage est difficile à mesurer, la
carrière de pierre et de terre noire qui sert et qui servira encore les
populations de l'Ouest en général et du Noun en particulier.
Le
secteur de la menuiserie nouvellement entré dans la cité se développe assez
bien, avec les modèles des chaises et tables qui n'ont rien à envier aux
virtuoses de Bamenda.
L'artisanat
n'est pas en reste avec les couturiers, les artisans sculpteurs, les soudeurs,
les maroquiniers et bien d'autres.
L'interaction
entre toutes les composantes de la population de la Commune de Fouet reste
fluide et dynamique. Avec les autres Communes nous entretenons des relations
particulières à travers les Communes et villes unies du Cameroun d'une part et
quelques communes amies. La Chefferie traditionnelle reste un partenaire de
choix pour nous.
La
société civile reste jusque là un partenaire de la Commune, en raison du rôle
clé qu'elle joue dans le développement de notre cité que ce soit les GIC,
Associations religieuses, traditionnelles, les opérateurs économiques et les
entreprises des échanges restent permanents et constructifs. Dans certains cas,
des actions communes sont régulièrement menées autour des préoccupations
telles la lutte contre le VIH / SIDA, le choléra et l'incivisme fiscal.
Malgré
nos moyens limités, nous encourageons et soutenons les projets de recherche logés
dans l'espace communal de Fouet.
Le
rôle de la commune reste après cette présentation sommaire, celui de
coordination et de impulsion de développement ; nous travaillons à faciliter
l'intégration des PME et PMI qui désirent s'installer dans la commune ; nous
mettons à leur disposition des informations utiles, facilitons des rencontres
entre acteurs, invitons des partenaires des projets et programmes de développement
dans notre cité pour présenter leurs activités. En dépit des difficultés de
mobilisation des fonds, nous soutenons des initiatives en faveur des populations
pauvres.
Monsieur
le Préfet, Messieurs les Maires,
Distingués invités, Mesdames et Messieurs, cette peinture n'est pas sans
quelques obstacles tels : la pauvreté ambiante, la chute des produits vivriers
et maraîchers, le taux élevé de la TVA, la circulation relative de la
monnaie, la politique politicienne.
L'avenir
est malgré tout porteur en raison du dynamisme des populations, des
infrastructures existantes telles : la SCAN, les Coopératives, les PMI / PME.
La loi d'orientation de la décentralisation est aussi un véhicule porteur
d'espoir pour l'institution communale.
Les
faiblesses organisationnelles et fonctionnelles que connaissent nos communes
vont se dissoudrent dans notre volonté à nouer des partenariats multi acteurs
bénéfiques et les synergies que de telles rencontres vont sans doute
accoucher. En ce qui nous concerne, nous restons disposés à intégrer la
dynamique participative du développement qui interpelle toute la Nation.
Communication
de Monsieur le Conseiller municipal de la Commune Urbaine de Dschang

Titre
: " Coopération décentralisée, jumelage et joint venture entre les
communes camerounaises et/ou avec les communes du Nord : l'expérience de la
Commune Urbaine de Dschang "
*
Dans la galaxie des villes du Cameroun, Dschang se distingue par son histoire et
ses potentialités à vocation surtout touristique, agricole, culturelle et
universitaire ;
*
Il fallait tenir compte de toutes ces potentialités dans son développement.
C'est ainsi qu'en 1966, il s'est avéré nécessaire de négocier un partenariat
avec une ville du Nord, celle de Nantes en France ;
*
Dès lors les voyages multiformes se sont réalisés entre Dschang et Nantes et
vice versa. Ces voyages ont abouti à la faveur de la loi 98/006 du 14 avril
1998 sur l'activité touristique au Cameroun, à la création par délibération
du conseil municipal de l'OTD.
*
En 1999, une forte délégation conduite par le Maire de Dschang à Nantes a
permis de signer un protocole de coopération entre l'OTD et l'OT de Nantes. D'où
l'orientation du développement touristique comme axe principal de la
coopération
Dschang-Nantes ;
*
Depuis lors, beaucoup d'autres missions se sont multipliées entre Dschang et
Nantes aboutissant à la signature d'un pacte d'amitié et de coopération entre
le Député-Maire de Nantes et le Maire de Dschang, à la signature d'un autre
pacte de coopération entre l'Université de Dschang et celle de Nantes, à l'établissement
des liens de coopération entre Menoua Espoir Collège, les lycées classique et
technique de Dschang et les différents lycées de Nantes ;
*
Du 24 au 26/02/2003, un séminaire d'évaluation de la coopération et de
programmation des activités dans cette coopération a eu lieu à Dschang en présence
du MINUH,MINATD, l'Union Européenne, Ambassade de France, MINTOUR, MINVIL,
MINEF, MINCULT. Ce séminaire a donc permis d'établir un programme triennal
2003-2005 ;
*
Dans le cadre de cette coopération, dans toutes les foires organisées à
Nantes, il y a toujours un stand de la ville de Dschang où on vend Dschang ;
*
La ville de Nantes a fait un important don de matériel informatique à l'OTD ;
*
Nantes a mené d'importantes études en prélude de l'aménagement du lac
municipal
*
Récemment la ville de Nantes, par le truchement de l'association Pays de
Loire-Cameroun (APLC), a voté un important financement de 60000 € pour l'aménagement
du lac municipal pendant trois ans à raison de 20000 € par an. La première
tranche de ce financement a déjà été libérée ;
*
La deuxième série de formation des guides touristiques y est programmée pour
octobre, à la prochaine rentrée académique. Une trentaine de jeunes
camerounais y sont attendus. En prélude à cette formation, un séminaire sur
le thème " tourisme rural " sera organisé à la même période à
Dschang. Les autorités traditionnelles y sont particulier conviées car, elles
sont concernées par ce type de tourisme ;
*
La création de la première base nautique camerounaise à Dschang avec une
importante flotte de 15 embarcations dont 02 pédalos (pirogue à pédales), 05
canoës, 05 canyacks, 02 pirogues à grande capacité et à pagaies, 01 pirogue
à moteur électrique (fonctionnant à pile) question d'éviter la pollution de
l'environnement. cette base nautique a permis de créer l'Association de Sport
Nautique de Dschang (ASNAUD) en cours de filiation à la fédération
camerounaise des sports nautiques. Une deuxième flotte de 10 embarcations achetée
par Nantes est en cours d'expédition à Dschang ;
* Sous l'impulsion de l'office de tourisme de Dschang avec l'appui des
experts nantais, une association des opérateurs économiques du secteur
touristique est née à Dschang. Cette association sera une synergie dans la
promotion du tourisme à l'Ouest en général, et dans le Département de la
Menoua en particulier ;
*
il faut noter avec satisfaction la caution morale et les négociations que
Nantes apporte en faveur de Dschang auprès des bailleurs de fonds. La puissance
de la coopération tient du soutien des autorités ministérielles et des différentes
associations des ressortissants de la Menoua et d'ailleurs au Cameroun.
INTERVENTION
DE SA MAJESTE SOKOUDJOU
Chef
Supérieur Bamendjou et Président du SYNAPCAM (Syndicat National des
Producteurs Agricoles et Paysans du Cameroun)
THEME
: LE PATRIMOINE CULTUREL DE L'OUEST ET SA
CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT
DURABLE
D'entrée de jeu, le Synapcam par ma voix remercie la Fédération des
Organisations de la Société Civile Camerounaise (ADEID), et l'organisme
PRO-OSC de l'avoir associé aux travaux du présent Forum. En souhaitant vivement que son déroulement soit hautement bénéfique
pour tous les participants, le Synapcam encourage de tout cœur cette initiative
qui ne saurait s'arrêter sur le quai de son lancement.
Ceci
étant, le premier Forum, m'interpelle
pour qu'ensemble nous levions un plan de voile sur un sujet brûlant d'actualité.
Il s'agit du " patrimoine
culturel de l'Ouest et de sa contribution au développement durable ".
Mesdames
et Messieurs, 
Contrairement
aux préjugés que les hommes ont donné à la culture nationale en général et
Bamiléké en particulier, la culture demeure le passage obligé des communautés
villageoises. En
pays Bamiléké, l'organisation des deuils et des funérailles avait jadis un
caractère économique et social. L'on en sortait toujours gagnant, car ceux
qu'on avait assistés antérieurement
y remboursaient ses précédentes
contributions. Simultanément on y recevait l'apport de ceux qu'on assisterait
ultérieurement.
L'artisanat
marquait l'identité des communautés. Les meilleurs artisans étaient installés
dans les chefferies où du coup on
installait des ateliers bien équipés pour la production sereine des objets
d'art. En témoignent les styles et architectures qui couvrent d'ingéniosité les édifices en ces lieux jusqu'ici.
Les
sculptures parlantes qui décorent nos chefferies traduisent d'ailleurs des phénomènes
plausibles de la vie sociale des dynasties et des générations qui se sont succédées.
Pendant
les années bissextiles autrement appelées années de paix, contrairement aux
usages, des cérémonies de grâce et de prière des ancêtres étaient organisées
dans toutes les chefferies. La fête de paix localement appelée NEKANG, dénuée
de tous les aspects lucratifs actuels, était célébrée dans toutes les contrées
pratiquement à la même période, ponctuée de sacrifices et de scènes de réconciliation.
Le
développement est l'émanation de la culture. A la longue l'individualisme a
amené à l'homme Bamiléké à se manifester plus fort que ses semblables, ceci
à tort sur le plan moral, mais positivement du point de vue du développement
de la région.
Nous
constatons que le Japon, sans ressources minières, forestières ou des pétrole,
soudé autour d'un roi dans les us et coutumes, s'est hissé comme une puissance
mondiale.
L'Angleterre,
articulée autour de la reine s'est illustrée comme un peuple stable. Les
Etats-Unis d'Amérique, à partir de la culture du protestantisme s'est ouverte au profit par la libéralisation puis au capitalisme total
sur fond d'une culture de croyance spirituelle.
Plus
proche de nous, les Etats Arabes inspirés par le Coran se sont ouverts à des
formules et usages de développement similaires. Nos
hommes d'affaires enfin, pour se doter d'une puissance autours de nos chefs,
passent au préalable par la justification d'investissements qui les identifient
au village.
La
culture se présente enfin comme un facteur de démocratie. En ce sens, ce sont
les hommes, pour des ambitions égoïstes qui détournent la culture de ses
fondements de cohésion sociale et de démocratie.
Toutes
ces considérations gravitent autour de la chefferie traditionnelle. De quoi
nous renvoyer aux terminologies de chefferie et de chef. Il
est de notoriété publique que l'affaiblissement de la chefferie entraîne
celui du développement et par la suite l'affaiblissement même de l'Etat. Cet état de chose est
partie de la violation des us et coutumes par ceux là-mêmes qui incarnent ce
mythe dont découle notre identité. Il est donc impérieux que ceux qui
incarnent notre culture reprennent conscience pour sa sauvegarde, vu que pendant
des siècles, elle a été le socle du développement socio économiques de nos
communautés. Face à l'implication de la politique dans la gestion de nos
traditions l'Etat doit faire quelque chose en les libérant de récupérations
oiseuses qui font que les chefs perdent toute emprise sur les populations qu'ils
ont mission d'encadrer. Encore faut il lever à tous les niveaux toute équivoque
entre leur qualité d'auxiliaire de l'Administration et celle erronée
d'auxiliaire d'administration malheureusement
diffusée.
Le
Chef lui-même doit se reconnaître avant tout comme fils du terroir qu'il
encadre, et par conséquent créer par son comportement un environnement sain.
Davantage, il doit entretenir permanence des liens sans pressions
administratives ni politiques d'aucune sorte avec ses populations.
Jadis toutes nos chefferies articulaient leur fonctionnement sur des assemblées consultatives, lesquelles ont été banalisées çà
et là. Il est urgent de les restaurer ou de les réhabiliter pour permettre aux
populations de s'y retrouver le plus régulièrement possible. Elles constituent
à n'en pas douter des creusets inestimables ou se débattent sereinement et démocratiquement
tous les problèmes et préoccupations de nos contrées.
Il est regrettable que l'accès à ces assemblées aient connu avec le
temps une vulgarité due au marchandage et ceci au mépris et détriment des règles
orthodoxes héritées de plusieurs générations. Ce phénomène a pour effet de
détruire insidieusement les ferments de cohésion et les lettres de noblesse de
nos terroirs.
Mesdames et Messieurs, je vous remercie très sincèrement de votre bienveillante attention.
COMMUNICATION
DU PACDDU SUR LE THEME " COOPERATION CAMEROUN-UNION EUROPENNE : BILAN ET
PERSPECTIVE 
PRESENTE
PAR : Gérard
VODOUHE : Assistant Technique Génie Civil et Marc
TCHIANZE : Responsable Bureau régional pour l'Ouest et le Nord Ouest
I-
Généralités
La
coopération entre l'Union Européenne et le Cameroun date de plusieurs décennies.
Les domaines d'intervention sont multiples ; on peut citer :
-
Les infrastructures urbaines
-
La bonne gouvernance
-
Appui à la décentralisation
-
Développement communautaire
-
Etc
II-
Cas spécifique du PACDDU
Le
Programme d'Appui aux Capacités Décentralisées de Développement Urbain
(PACDDU) est un Programme de la Coopération Cameroun- Union Européenne, qui
vise à améliorer durablement les conditions de vie et d'activités des
populations urbaines par la réalisation d'investissements appropriés et par le
renforcement des capacités décentralisées dans 5 villes à moyen exercice
(Bafoussam, Bamenda, Foumban, Maroua et Ngaoundéré).
Parmi
les trois volets du Programme, le volet " Participation et Concertation
" vise à renforcer les Organisations de la Société Civile (OSC) comme
fondamentaux du maillon pour atteindre les objectifs recherchés. De façon plus
précise le Programme a prévu dans la cadre du renforcement de la participation
des OSC au développement local, d'utiliser la facilitation des ONG d'Appui dénommées
Organismes Correspondants (OC). Afin de permettre à ces OC de jouer
efficacement leurs rôles, des actions spécifiques ont été programmées et
sont menées par le PACDDU dans le cadre du DP1. Ainsi le présent document est
le rapport des actions réalisées pendant une période de deux ans de
partenariats avec 20 OC.
1-
Objectif global de l'action
Il
s'agit de contribuer au renforcement des capacités de la population au développement
local urbain.
2-
Objectifs spécifiques
Plusieurs
objectifs spécifiques sont recherchés à travers les actions en faveur des OC
:
-
Renforcer les capacités des organisations de la Société Civile dans
l'identification, la programmation, et la réalisation directe des micro
investissements sociaux et productifs ;
-
Renforcer les capacités des organisations de la Société Civile ainsi que
leurs capacités de négociation avec les autorités locales ;
-
Renforcer la concertation entre l'institution communale, la Société Civile et
les services déconcentrés de l'Etat.
3-
Résultats attendus
Grâce
à l'appui des OC dans chacune des cinq villes du PACDDU :
Par
rapport au renforcement des groupes de base
-
Les groupes de base sont capables d'identifier, élaborer et mettre en œuvre
des micro projets de la Société Civile en assurant une gestion transparente
des fonds destinés à la réalisation desdits micro projets ;
-
La restructuration territoriale est faite par le biais de la création des
associations et comités de développement de quartiers qui fonctionnent ;
Par
rapport à la mise en réseau et à la Plaidoirie
-
Un réseau des ONG intervenant en
milieu urbain est constitué ou renforcé dans chaque ville et fonctionne ;
-
Les OC et autres ONG siègent dans le collège de la société civile du CNC de
chaque CLC, et participent au dialogue, aux débats d'idées et à la prise de décisions
avec les populations, la Commune et les services déconcentrés de l'Etat.
4-
Bilan des actions engagées par le PACDDU
Par
rapport aux objectifs fixés par le PACDDU, les actions suivantes ont été menées
:
-
renforcement des capacités des organismes correspondants par des formations
appropriées;
-
renforcement des capacités des organisations de la société civile à travers
les cofinancements des micro projets à hauteur de 80 % par le PACCDU et 20 %
par les bénéficiaires ;
-
appui au comité local de concertation
4.1-
Missions assignés aux OC dans le cadre de leur partenariat avec le PACDDU
Tableau
N° 1 : Répartition des 20 OC par ville et par domaine d'intervention retenu
|
N°
|
Organisation
|
Ville
|
Domaine
d’intervention
|
|
1
|
GAID
|
Bafoussam
|
Assainissement
|
|
2
|
CEPAD
|
Bafoussam
|
Social
|
|
3
|
ETRAFOR
|
Bafoussam
|
Infrastructure,
Habitat
|
|
4
|
CIPSED
|
Bafoussam
|
Emploi-
Assainissement
|
|
|
|
|
|
|
5
|
SIDBUC
|
Bamenda
|
Infrastructure,
Social
|
|
6
|
MURUDEV
|
Bamenda
|
Eau et
Assainissement
|
|
7
|
ADEV
|
Bamenda
|
Social
|
|
8
|
PARADISE
|
Bamenda
|
Déchets
urbains
|
|
|
|
|
|
|
9
|
AJPCEDES
|
Foumban
|
Assainissement
|
|
10
|
GAPEN
|
Foumban
|
Environnement
|
|
11
|
EAE
|
Foumban
|
Culture-
Equipement
|
|
12
|
CASAF
|
Foumban
|
Social
|
|
|
|
|
|
|
13
|
ENVIROPROTEC
|
Maroua
|
Environnement-
Déchets
|
|
14
|
ACDEV
|
Maroua
|
Santé-
Nutrition- Social
|
|
15
|
CADZ
|
Maroua
|
Eau,
Assainissement
|
|
16
|
ASI-ADA
|
Maroua
|
Artisanat-
Equipement
|
|
|
|
|
|
|
17
|
AJVN
|
Ngaoundéré
|
Assainissement,
Eau
|
|
18
|
COLDEN
|
Ngaoundéré
|
Environnement,
Equipement
|
|
19
|
ADAMS
|
Ngaoundéré
|
|