Agriculture Durable et Developpement Rural Participatif
Le programme de développement rural Participatif (PDRP), conçu par l’ADEID vise l’épanouissement de l’être humain dans à travers un développement local participatif durable qui prend en compte la gestion rationnelle des ressources naturelles (sol, végétation, eau) disponibles ainsi que sa culture.
Objectif global
- Réduire de manière significative la destruction et la dégradation des sols et des forets a court, moyen et long terme.
Objectifs spécifiques
- Développer une agriculture durable
- Sensibiliser les populations sur une manière durable de l’exploitation des ressources naturelles
- Préserver les forêts existantes
- Augmenter les rendements agricoles des petites parcelles de production par des activités d'agro–foresterie
Développement Rural
Projet de conservation des bas-fonds humides et du raphia dans la province l’Ouest
INTRODUCTION
:
L’esplanade de la commune de Penka-Michel a abrité la première foire du bambou et des fibres de raphia de l’arrondissement portant le même nom.
Pour mémoire, cette foire est l’un des objectifs du projet de conservation des bas-fonds humides et des raphias dont bénéficie les populations des villages Bansoa et Balessing notamment celui de la transformation et de la promotion des produits et sous produits des bas-fonds et des raphias.
Après les étapes de sensibilisation des populations sur la conservation des bas-fonds et de renforcement des capacités techniques des artisans en art de bambou, l’heure était venue pour partager avec le grand public les merveilles issues de la transformation des produits et sous produits des bas-fonds. Il était également question de montrer que les produits issus des bas-fonds peuvent durablement contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations s’ils sont rationnellement et de manière optimale exploités.
Le présent rapport se déclinera comme suit :
- La préparation ;
- Le déroulement de la foire ;
- Les difficultés rencontrées ;
- Les leçons apprises ;
- Les perspectives ;
- Conclusion;
LA PREPARATION
Cette étape s’est répartie en plusieurs volets, à savoir la mise sur pied d’un comité d’organisation, les invitations, la communication, la répartition des stands, la supervision des artisans devant exposer, la construction du site.
a- De la mise sur pied d’un comité d’organisation
- Au niveau local
A l’issu de la première rencontre préparatoire, un comité local d’organisation composé de 10 artisans volontaires a été mis sur pied. Ce comité était composé d’un Président, des responsables de l’accueil, des pépinières, des meubles, des fibres, des maraîchers, du vin de raphia, des paniers, construction du site et de la restauration. Les rôles ont par la suite été définis, notamment le président qui devrait jouer le rôle de coordonnateur général et les différents responsables devraient suivre et assister les différents artisans dans la production de leurs objets arts. Les responsables se sont accordés qu’au dernier mois avant la foire, une réunion hebdomadaire se tiendrait au centre.
- Au niveau de ADEID
Les artisans étaient assistés par trois cadres, le S.E Michel TAKAM, Prince TAMBA et Michel ZEUNA qui faisaient le tour des villages pour suivre et émuler les artisans dans leurs travaux.
b- Des invitations
Les invitations ont été élaborées au niveau de ADEID et acheminées vers les autorités traditionnelles (chefs de villages et de quartiers), les autorités administratives (Maire, Sous-préfet, Responsables d’établissement…), les élites de l’arrondissement, les élèves, les populations et autres artisans du Nord-Ouest et du Littoral.
c- De la communication
Ajouté aux invitations, un spot de 45 secondes a été monté dans un studio de la ville de Bafoussam et a été diffusé pendant deux semaines sur les ondes de VDM (Voix Des Montagnes). Ce média a été choisi pour son audience élevée et sa proximité avérée auprès des populations de la province de l’Ouest.
Aussi, 02 banderoles ont été confectionnées. L’une a été placée sur l’axe lourd Bafoussam-Dschang au niveau du marché Baneghang et l’autre à l’entrée de la foire.
Enfin un disque-jockey a été convié pour animer le site durant les quatre jours et un cameraman pour immortaliser cette cérémonie à travers un support vidéo qui servira aussi à la production d’un documentaire sur les raphias, qui est l’ultime phase de ce projet.
d- De la répartition des stands
A la suite de l’inventaire des artisans attendus à cette foire, les organisateurs (ADEID et le comité local d’organisation) ont décidé que le site comportera 19 stands dont 05 pour le groupement Bansoa, 05 également pour le groupement Ballessing et 04 chacun pour les groupements Baloum et Bamendou.
Des 19 stands, 02 ont été réservés pour les maraîchers, 02 pour les pépinières, 01 pour le vin de raphia, 01 pour la restauration, 02 pour les paniers, 03 pour les fibres et 08 pour les meubles.
e- De la supervision des artisans
La supervision était assurée à plusieurs niveau, le président du comité local d’organisation qui faisant la ronde des villages pour apprécier l’avancée des travaux, le SE de ADEID qui présidait les réunions préparatoires, deux personnels d’appui de ADEID qui faisaient également la ronde pour s’assurer que les finitions sont faites selon les règles de l’art et d’apporter le petit matériel aux nécessiteux, les responsables des différents types d’objets également vérifiaient que les designs sont conformes aux exigences de la potentielle clientèle qui fera le déplacement sur le site de la foire.
Les 27 et 28 au petit matin, un véhicule a fait le tour pour ramener au lieu de la foire tous les objets confectionnés.
f- De la construction du sites
Les matériaux retenus ont été les contrevents (en bambou), les bambous et les perches. Après que ADEID ait acheté et acheminé ces matériaux sur l’emplacement devant abriter la foire, les artisans se sont répartis les tâches et les 25, 26, 27 Novembre, ils ont construit le site et placé la deuxième banderole à l’entrée.
II- LE DEROULEMENT DE LA FOIRE :
La foire débutera officiellement le 29 Novembre à 10h00 par les cérémonies protocolaires ponctuées de plusieurs allocutions et de la visite orientée des stands.
Nous avons eu, conformément au programme préétabli, le mot du SE de ADEID, celui du Maire, l’allocution du Délégué provinciale de l’Environnement et de la Protection de la Nature, celui du Représentant de APREN et enfin le mot d’ouverture solennelle du Sous-préfet de l’arrondissement de Penka-Michel.
a- Des allocutions
Du mot du SE de ADEID, M. TAKAM Michel, on retiendra la volonté et la détermination de la société civile à vouloir contribuer à la lutte contre la pauvreté via la conservation et l’exploitation rationnelle des bas-fonds pourvoyeurs d’activités génératrices de revenus. Il achèvera son intervention en rappelant le rôle indéniable qu’impose la décentralisation aux collectivités territoriales décentralisées dans le développement local et par des remerciement à l’endroit de la sous-préfecture pour son soutien depuis le début de ce projet, au PNUD et au MINEP pour leur incontestable appui pour la conservation de notre environnement et la lutte contre la pauvreté.
Le représentant du Maire quant à lui, réitérera le souci de la mairie à soutenir de telles actions qui contribuent efficacement à l’épanouissement de ses populations et reconnaît que l’exploitation rationnelle des bas-fonds pourra apporter des devises à la mairie.
Le Représentant du Délégué provinciale de l’Environnement et de la Protection de la Nature, dans son discours reviendra sur les objectifs du gouvernement à combattre sans relâche les changements climatiques qui impactent négativement notre climat et même nos habitudes culturales. Ce combat passe par la conservation des réservoirs humides tels que les bas-fonds car les raphias ont ceci de particulier qu’il conserve l’eau dans les sols ajoutera-t-il. Il finira en saluant les efforts que ADEID a toujours consentis pour la protection de l’environnement et invitera la communauté internationale à appuyer davantage de telles initiatives.
Le représentant de APREN, satisfait de l’évènement abondera dans le même sens et rassurera l’assistance que leur structure reste ouverte à toutes entreprises qui non seulement participent à la protection de l’environnement mais développent les activités génératrices de revenus car si les populations s’attaquent parfois de façon anarchique à la nature c’est parce qu’elles sont extrêmement pauvres. Il finira son intervention en invitant les paysans à atteindre l’un des objectifs inscrits dans le projet, celui de passer de l’implantation de 3000 pieds de raphias à 10 000.
Le représentant du Sous-préfet a embrayé immédiatement en rappelant que la législation camerounaise proscrit l’exploitation sans autorisation des espaces naturels, donc que les contrevenants sachent à quoi s’en tenir. Il reviendra dans son mot sur les vertus incontestées des raphias et renouvellera toute la détermination inconditionnelle de l’Etat et de son Chef à laisser un héritage à nos enfants en lutter âprement pour la protection de l’environnement. Il terminera par l’ouverture solennelle de la foire.
b- De la visite des stands
Conduit par le SE de ADEID, le parterre d’invités s’est ébranlé dans tous les stands où chaque artisans se présentait au préalable avant que de présenter ses produits et bien sûr ses doléances.
Ces cérémonies se sont achevées autour de 12heures, les artisans pouvaient commencer la vente des objets au grand public.
c- De l’exposition et la vente
Durant les quatre jours, la foire débutait le matin à 8h et se terminait le soir à 18h par une réunion d’évaluation. Chaque artisan avait placé des étiquettes portant les prix sur leurs objets.
Conclusion
Au finish, nous pouvons dire sans ambages que cette foire fut un succès. Les artisans sont répartis satisfaits et sereins que les prochaines fois seront davantage meilleures. Ils ont décidé de faire de ce centre offert gracieusement par la Mairie un véritable carrefour culturel qui pourra attirer les touristes et tous les amoureux de la culture.